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Espagne : la crise et les nouvelles solidarités inter-générationnelles

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Espagne : la crise et les nouvelles solidarités inter-générationnelles

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En Espagne, le chômage touche près de la moitié des jeunes de moins de 25 ans. Face à cette précarité, ils sont nombreux à ne pas pouvoir quitter le foyer familial, à retarder l‘âge de leur émancipation.
Et puis, il y a ceux qui n’ont d’autres choix que de revenir vivre avec papa-et-maman. C’est le cas d’Isabelle, jeune femme qui vit avec sa mère à Madrid. “Les coupes et les licenciements ont été faits progressivement, raconte-t-elle, jusqu’au jour où on nous a tous rassemblés pour nous dire : ‘demain, ce n’est plus la peine de venir travailler’.”

“Je touche une retraite de 460 euros, explique sa maman. Avec ça, je loue une chambre pour moi et ma fille. On a aussi une petite cave. Il ne me reste que 70 euros par mois pour la nourriture”.

Autre situation, celle de Carlos. Cet homme est divorcé. Face aux difficultés économiques, il a été contraint de ravaler son amour-propre et retourner vivre chez ses parents. “Le plus difficile dans cette situation, dit-il, quand on revient chez ses parents, c’est de se dire qu’on est toujours dépendant d’eux”.

La crise économique et financière amène à de nouveaux types de solidarité entre les générations.

“Mon fils est marié, raconte une vieille femme. Pourtant il vient tous les jours manger chez moi. Je ne sais pas si c’est parce qu’il aime les repas que je prépare ou si c’est juste pour faire quelques économies”.

Le gouvernement espagnol s’est engagé dans une libéralisation du marché du travail. Bas salaires et emplois temporaires se généralisent. Certains syndicats dénoncent une précarité qui prend de l’ampleur.