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Les "oubliés" de la réforme des retraites italiennes

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Les "oubliés" de la réforme des retraites italiennes

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Ils comptent parmi les victimes italiennes de la réforme des retraites du gouvernement.

Les “Esodati” comme on les appelle là-bas sont descendus dans les rues de Rome pour protester contre le nouveau système de pension.

Pris dans une sorte de no-man’s-land, ils se retrouvent sans revenus ni allocations pour avoir choisi de leur plein gré de partir en préretraite il y a quelques années.

On en compterait près de 200.000 selon les syndicats, et pas plus de 65.000 selon les chiffres du ministère du travail.

“Il n’y a pas de ressources financières, parce qu’on ne les cherche pas là où il faut. Ils ont privilégié la solution de facilité : taxer les travailleurs et les entreprises, au lieu d’introduire un impôt foncier. Alors, entendre le gouvernement dire qu’il n’y a pas de ressources, c’est tout inacceptable, déclare Susanna Camusso, de la Confédération générale italienne du travail.”

Mobilisation aussi des pharmaciens mais cette fois contre le nouveau décret du gouvernement sur la vente de médicaments. Une disposition qui prévoit de faire passer la taxe obligatoire de 1,82% à 3,6%. Inacceptable pour le syndicat majoritaire qui dénonce une mesure fatale pour l’emploi.

“Nous ne voulons pas être obligés de licencier des gens, parce que toutes ces personnes travaillent avec nous depuis longtemps et nous ne pensons pas que ruiner la vie de leurs familles est en soi raisonnable, déplore Franco Caprino, délégué régional de Federfarma.”

Autant de mesures qui interviennent dans un contexte de morosité économique sur la péninsule et laisse peu de marges de manoeuvre au gouvernement.

Dans le sillage de l’Espagne, l’italie croule toujours sous une dette sans précédent qui dépasse les 120% du PIB.