DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Roumanie : guerre médiatique sur fond de référendum


Roumanie

Roumanie : guerre médiatique sur fond de référendum

Ce dimanche, les Roumains doivent s’exprimer pour ou contre la destitution de leur président, suspendu de ses fonctions depuis trois semaines par le gouvernement. Un référendum qui divise la société roumaine. La tension est extrème, dans les rues, mais plus encore dans les rédactions de deux télévisions privées rivales, que nous avons visitées.

A la télévision B1 TV, pro-Basescu, on soutient que c’est un “coup d’Etat” contre le président :

“Je ne pense pas qu’un coup d’Etat soit toujours militaire, il peut aussi être juridiquement légitimé, explique le journaliste Ion Cristoiu. Dans le cas présent, en trois jours, nous avons eu une suspension décidée par une majorité qui n’est pas issue d‘élections, mais issue des arrangements du Parlement. Alors de ce point de vue, ça pourrait en effet ne pas avoir le sens de l’expression classique.. mais je pense que le référendum est le point final du coup d’Etat, où les gens sont appellés à légitimer cette opération.”

Les sondages les plus élevés estiment que 65% des Roumains seraient en faveur de la destitution de Basescu.
C’est le cas à Antena 3, où l’animateur vedette, Razvan Dumitrescu ridiculise cette théorie du coup d’Etat : “Monsieur le président, visé par un coup d’Etat, tout en étant suspendu, nous parle chaque soir depuis différentes télévisions, s’exprime à la télé. Monsieur le président, même s’il est suspendu, est libre, a des points de vue, s’exprime et n’est pas en état d’arrestation, comme c’est le cas quand il y a des coups d’Etats dans certains endroits.”

Traian Basescu est très impopulaire pour avoir soutenu des mesures d’austérité, il est aussi accusé de népotisme et de favoritisme. S’il est destitué, une présidentielle aura lieu avant 90 jours.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Alep, enjeu crucial du conflit syrien