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"Les insurgés syriens ne contrôlent pas les points stratégiques d'Alep" (journaliste)

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"Les insurgés syriens ne contrôlent pas les points stratégiques d'Alep" (journaliste)

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En Syrie, voilà deux semaines que les combats entre rebelles et troupes régulières font rage à Alep.

Ce jeudi, des affrontements ont eu lieu aux abords d’un aéroport militaire dans les environs de la ville.

Alvaro de Cózar est un journaliste espagnol travaillant pour le quotidien El Pais. Il se trouve dans cette région. Euronews l’a joint par téléphone.

Alvaro de Cózar, El Pais : “Les rebelles commencent à utiliser des tanks qu’ils ont pris aux troupes de Bachar al-Assad. Mais apparemment, ils ne sont pas très habiles dans le maniement de ce genre de véhicules. L’autre jour, j’ai parlé avec un insurgé qui conduisait un char. Il me disait que cela faisait cinq ans qu’il n’en avait pas conduit. Il n’avait plus touché de tank depuis son service militaire”.

Euronews : Les insurgés affirment contrôler la moitié de la ville. Qu’en est-il vraiment ?

Alvaro de Cózar, El Pais : “Les rebelles parlent de 50 ou 60 pour cent. Le problème, c’est qu’ils ne contrôlent pas les points stratégiques, en centre-ville, notamment les bâtiments officiels. Ils contrôlent les quartiers périphériques. Mais ils ont beaucoup de mal à s’approcher de la vieille ville, au centre, car elle est située sur une colline”.

euronews : Les témoignages font état de près de 200 000 personnes qui auraient fui les combats. Quelle est la situation des civils encore sur place ?

Alvaro de Cózar, El Pais : “Les habitants d’Alep qui n’ont pas quitté les lieux essaient de mener un semblant de vie normale. Certains commencent à rouvrir leur magasins. C’est surtout vrai dans les zones tenues par les rebelles. Mais de nombreux bâtiments sont détruits. On voit des enfants fouiller dans les décombres. Le plus difficile, c’est dans les zones tenues par l’armée de Bachar Al-Assad car les soldats appliquent des punitions à l‘égard des populations civiles”.