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Après la démission de Kofi Annan, quel rôle peut vraiment jouer l'ONU en Syrie?

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Après la démission de Kofi Annan, quel rôle peut vraiment jouer l'ONU en Syrie?

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La mission des observateurs des Nations Unies doit prendre fin le 19 août et ne peut être renouvelée qu’avec une nouvelle résolution. Mais le Conseil de sécurité est divisé et c’est justement ce manque de soutien qui a motivé le départ de Kofi Annan.

Le président russe Vladimir Poutine a regretté cette décision et salué son action comme émissaire international pour la Syrie. Il souhaite que la communauté internationale poursuive ses efforts pour mettre fin au conflit.

La Chine est sur la même ligne mais Washington accuse Moscou et Pékin, deux alliés de Damas d‘être responsable de cet échec.

Pour cet expert américain,“la démission de Kofi Annan ne change rien. Elle confirme ce que nous savions déjà. Il n’est pas possible de conclure un accord avec le gouvernement d’Assad pour résoudre ce conflit”.

L’opposition syrienne appelle a dépassé ses divisions internationales en utilisant une autre voie que celle de l’ONU :

“La seule chose qui reste c’est de chercher une solution en dehors du Conseil de Sécurité et je le répète cela ne sera pas autre chose que de créer des zones protégées avec des zones d’exclusion aériennes”, affirme Mundhir Makhous chargé des relations avec l’Europe au sein du Conseil National Syrien.

Le Conseil de Sécurité est donc dans l’impasse après trois vetos russe et chinois à des résolutions condamnant Bachar al-Assad pour la répression du soulèvement. Face à la spirale infernale des violences, l’heure d’agir se fait chaque jour plus pressante.