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Onu : scepticisme chez les réfugiés syriens

Les réfugiés syriens réagissent avec scepticisme à la résolution des Nations unies. Nous sommes en Turquie, dans le camp de Kilis. Ici, on ne croit pas beaucoup au pouvoir de l’Onu. Tous les jours, entre 400 et 600 personnes traversent la frontière. Alep est seulement à une cinquantaine de kilomètres de la Turquie.

“On a 133 pays qui condamnent le régime fasciste, dit Muhammed, ils auraient dû produire une résolution quand on était bombardé par les tanks et les avions. Ils se moquent du peuple syrien. Cette résolution n’aura aucun bénéfice.”

“Grâce à Dieu, depuis le premier jour nous dépendons de Dieu et de nous-même, rajoute Obeid. L’Armée syrienne libre va être bientôt victorieuse. Grâce à Dieu 50% de Alep est entre nos mains. On a pas besoin de l’Onu, on va gagner, par la volonté de dieu.” La Turquie est le pays qui accueille le plus de réfugiés : 44 000 depuis le début du soulèvement en mars 2011. 50% d’entre eux a moins de 18 ans.

Dans le camp de Hatay, 10 000 personnes s’entassent.
“Ce sont des promesses vides, remarque un réfugié, nous avons besoin d’armes, d’armes assez lourdes pour combattre Assad parce que nous n’en avons pas assez.”
Non loin des camps, l’armée turque organise des manoeuvres le long de la frontière. Des chars lourds, des transports de troupes et des lance-missiles sol-air sont déployés. Une démonstration de force face à Damas, l’ancien allié devenu ennemi depuis la répression.

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