DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Voile olympique : les australiens médaillés d’or en 49er

Vous lisez:

Voile olympique : les australiens médaillés d’or en 49er

Taille du texte Aa Aa

L’équipage australien a été sacré champion olympique de 49er ce mercredi, au terme des 16 régates disputées sur le plan d’eau olympique de Weymouth, dans le sud de l’Angleterre. Nathan Outteridge (équipier) et Iain Jensen (barreur) s’imposent dans la série la plus spectaculaire de la voile olympique devant les Néo-Zélandais Peter Burling et Blair Tuke et le bateau danois de Peter Lang et Allan Norregaard.


Nathan Outteridge et Iain Jensen

Les meilleurs équipages se sont retrouvés aujourd’hui sur l’eau lors de la « medal race ». Seuls les 10 premiers bateaux à l’issue du classement provisoire ont pris part à cette ultime course. Dans des conditions de très petit temps (6 nœuds de vent et plan d’eau parfaitement calme), cette manche finale a été remportée par les autrichiens Nico Delle Karth et Nikolaus Resch. Malgré leur victoire, ils échouent au pied du podium.

L’Australie remporte ainsi son second titre olympique en voile grâce à Nathan Outteridge et Iain Jensen, après l’or remporté par Tom Slingsby en laser, lundi dernier.

Le 49er est une série olympique depuis les Jeux de Sydney en 2000. Ce dériveur s’inspire dans sa conception des 18 pieds australiens, les dériveurs les plus rapides et les plus extrêmes du monde de la voile légère.


Un 18 pied australien

Comme son grand frère australien, le 49er est capable d’atteindre des vitesses de plus de 30 nœuds, soit pratiquement 60 km/h. La maitrise de cette embarcation nécessite des qualités d’équilibriste de la part des équipages. Long de 4,8 m et large de 2,9 m de large, le bateau est très léger et surtout très toilé. Pour contrôler l’assiette du bateau, surtout lorsque le gigantesque spi asymétrique (38 m² ) est hissé, équipier et barreur disposent chacun d’un trapèze pour tenter de dompter la fougue du bateau.


L‘équipage australien au trapèze et sous spi

De plus, le 49er n’aime pas les mers trop formées. Dans ces conditions, les "dessalages" sont légions.