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Makhloufi digne héritier de Morceli  

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Makhloufi digne héritier de Morceli  

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L’Algérie a trouvé l’héritier de Noureddine Morceli – sacré à Atlanta en 1996 – en la personne de Taoufik Makhloufi. Ce dernier remporte l‘épreuve-reine du demi-fond, le 1.500 mètres, en 3 minutes 34 secondes et 8 centièmes. Pourtant, il a failli ne pas disputer la finale, sa Fédération n’ayant pas apprécié qu’il ait abandonné d’entrée ou presque dans les séries du 800 mètres. Exclu des Jeux Olympiques pour comportement antisportif, il a été réintégré grâce à la présentation de certificats médicaux à la veille de sa victoire éclatante devant l’Américain Leonel Manzano et le Marocain Abdalaati Iguider…
 
Son nom est Pearson
 
Elle s’appelle Sally Pearson et sa spécialité est le 100 mètres haies. L’Australienne, championne du monde en titre et détentrice de la meilleure performance de la saison, remporte sa course de prédilection en 12 secondes 35 soit deux centièmes de mieux que l’Américaine Dawn Harper. Les deux jeunes femmes avaient déjà fait un et deux à Pékin mais dans l’ordre inverse. Derrière Pearson, on retrouve trois Américaines, avec outre Harper, Kellie Wells et Lolo Jones.
  
Un Russe, Ivan Ukhov, succède à un autre Russe, Andrey Silnov, au palmarès du saut en hauteur. Il efface une barre placée à 2 mètres 38 tandis que l’Américain Erik Kynard en reste à 2 mètres 33. Fait rarissime, trois hommes se partagent la troisième place : le Qatari Mutaz Essa Barshim, le Canadien Derek Drouin et le champion d’Europe, le Britannique Robbie Grabarz.
 
Robert Harting empile les titres en lançant son disque le plus loin possible. Ce mardi, l’Allemand, double champion du monde et champion d’Europe en titre, expédie son engin à 68 mètres 27 à son avant-dernier essai pour devancer Ehsan Hadadi, qui apporte à l’Iran sa toute première médaille en athlétisme. Gerd Kanter, sacré en 2008, termine troisième juste devant Virgilijus Alekna, titré en 2000 et 2004.
 
Le sort s’acharne sur Liu Xiang
 
L’athlète chinois est éliminé dès les séries du 110 mètres haies. Il percute le premier obstacle et se retrouve au sol avec une blessure au tendon d’Achille de la jambe droite. C’est un coup dur pour l’ancien détenteur du record du monde qui avait connu une mésaventure similaire chez lui à Pékin en 2008. Il portait alors le même dossard : le 1356 !
 
Liu Xiang a tout de même tenu à franchir la ligne d’arrivée, à cloche-pied. Champion olympique à Athènes en 2004 puis champion du monde en 2007, il était revenu à son meilleur niveau après plusieurs saisons pourries par les blessures. Il avait terminé troisième des Mondiaux l’an passé avant de signer cette saison un chrono-canon : 12 secondes 97.
 
Usain Bolt de retour sur la piste de son exploit
 
Le sprinter jamaïquain se qualifie sans problème pour les demi-finales du 200 mètres moins de 48 heures après sa démonstration sur la ligne droite. Tenant du titre, Usain Bolt remporte sa série en 20 secondes et 39 centièmes tout en coupant son effort dès la sortie du virage. Même impression de facilité pour son compatriote et partenaire d’entraînement, Yohan Blake, qui signe un chrono de 20 secondes 38. Qualification également du Français Christophe Lemaître.
 

Au bon souvenir de Guénot
 
Le lutteur français Steeve Guénot s’adjuge le bronze chez les moins de 66 kilos quatre ans après avoir glané l’or. Battu en demi-finales par le futur vainqueur, le Sud-Coréen Kim Hyeon-woo, il remporte la petite finale face au Cubain Pedro Isaac Mulens Herrera. A 26 ans, Steeve Guénot disputait sa dernière compétition dans cette catégorie. Il va monter dans celle des moins de 74 kilos en lieu et place de son frère Christophe, troisième à Pékin mais rentré bredouille de Londres.
 
Un Sabot en bronze
 
Le gymnaste français Hamilton Sabot empoche la médaille de bronze aux barres parallèles. Une récompense inattendue pour l’Antibois de 25 ans qui ne faisait pas partie des favoris d’une finale remportée par le Chinois Feng Zhe, champion du monde en 2010. Hamilton Sabot sauve la gymnastique française d’un zéro pointé qui aurait été le premier du genre depuis les Jeux d’Atlanta en 1996. 
 
De son côté, Epke Zonderland s’offre le titre à la barre fixe. Le Néerlandais, deuxième des Mondiaux en 2009 et 2010, se voit attribuer un total de 16,533 points pour devancer l’Allemand Fabian Hambüchen et le Chinois Zou Kaï, déjà titré au sol et lors du concours par équipes.
 
Une puce sur une poutre…
 
Du haut de ses 20 ans et de son mètre 46, Deng Linlin devient championne olympique à la poutre.
La gymnaste chinoise avait déjà gagné le concours par équipes à Pékin malgré les polémiques sur son âge et sur sa taille. Certains observateurs avaient accusé la fédération chinoise d’avoir falsifié sa date de naissance pour qu’elle soit autorisée à concourir…
 
A Londres, elle obtient une meilleure note que sa compatriote Sui Lu et que l’Américaine Alexandra Raisman. Cette dernière se console en s’imposant au sol aux dépens de la Roumaine Catalina Ponor et de la Russe Aliya Mustafina qui repart de Grande-Bretagne avec 4 médailles autour du cou.
 
Sept sur dix pour les Britanniques
 
Les cyclistes britanniques s’adjugent sept des dix titres décernés sur la piste du vélodrome olympique. Ce mardi, Sir Chris Hoy remporte le keirin pour effacer des tablettes son compatriote, le rameur Steve Redgrave, avec désormais 6 médailles d’or à son palmarès. La jeune Laura Trott termine, elle, en tête de l’omnium tandis que Victoria Pendleton est battue en finale de la vitesse individuelle par l’Australienne Anna Meares.
 
Deux frères sur le même podium
 
Les frères Brownlee assument leur statut de favoris du triathlon olympique devant leur public. Alistair, double champion du monde, s’impose en 1 heure 46 minutes et 25 secondes à l’issue des 1.500 mètres à la nage, 43 kilomètres à vélo et 10 kilomètres de course à pied dans Hyde Park. Malgré une pénalité de 15 secondes pour avoir enfourché trop tôt son vélo en sortant de l’eau, son frère cadet, Jonathan, termine troisième derrière l’Espagnol Javier Gomez mais devant les Français David Hauss et Laurent Vidal.