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Bélarus: l'Union européenne "solidaire" de Stockholm


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Bélarus: l'Union européenne "solidaire" de Stockholm

Les 27 se disent très préoccupés par le renvoi de l’ensemble des diplomates suédois de Minsk. A l’issue d’une réunion spéciale à Bruxelles, Olof Skoog, responsable du Comité de la politique étrangère et de sécurité commune (COPS) de l’UE, a affirmé qu’un “message très clair allait être envoyé à tous les ambassadeurs du Bélarus en Europe au cours des prochains jours, afin de manifester une entière solidarité avec la Suède”. Et d’ajouter que “tous les participants avaient souligné que ce dossier ne concernait pas seulement la Suède et le Bélarus”. “C’est une affaire que le Bélarus a déclenché et qui affecte les relations de l’UE avec le Bélarus”, a-t-il conclu.

Le Bélarus est actuellement sous le coup de sanctions de la part de l’Union européenne. Les 27 reprochent au régime d’Alexandre Loukachenko de nombreuses violations des libertés fondamentales. Ces sanctions européennes pourraient être alourdies contre les autorités bélarusses, à l’occasion d’une réunion prévue en octobre.

L’affaire du largage de nounours par une société suédoise le 4 juillet a déclenché la colère du régime d’Alexandre Loukachenko. Ces ours en peluche portaient des messages appelant au respect des droits de l’homme.

Pourquoi le Bélarus a-t-il été ciblé ? Réponse du suédois Per Cromwell dont l’agence de publicité, Studio Total, a mené l’opération.

“Le Bélarus est très proche de la Suède, explique-t-il. Et la situation au Bélarus concernant la liberté d’expression et les droits de l’homme s’est dégradée de plus en plus durant ces dernières années. Nous avons donc pensé que c‘était un pays approprié pour lequel s’impliquer.(…)

Nous essayons de mettre les gens au courant de différentes choses. Notre société est commerciale mais nous utilisons nos profits pour attirer l’attention sur ce qui nous semble le plus important. Cela peut être la liberté d’expression au Bélarus, cela peut être aussi l‘écart de salaire injuste entre des hommes et des femmes en Suède, comme nous l’avons fait précédemment. Nous pensons qu’utiliser l’humour est une excellente façon de protester. (…) Nous pensons que l’on peut craindre un dictateur, qu’on peut le détester, qu’on peut dire beaucoup de choses sur un dictateur mais qu‘à partir du moment où l’on commence à rire d’un dictateur, il a de plus sérieux problèmes. Un dictateur qui se bat contre des nounours ne peut vraiment pas gagner. (…) Certains des journalistes qui sont en prison le sont pour avoir mener une campagne de soutien à Anton Suryapin, ajoute Per Cromwell, en faisant allusion au photojournaliste bélarus qui avait publié sur internet des photos de l’opération de Studio Total.

Cromwell se félicite que l’Union européenne se penche sur ce dossier et reconnaît qu’il ne s’attendait pas à ce que “tout aille aussi loin et aussi vite”.

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