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RDC: près de 500 000 déplacés par les violences

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RDC: près de 500 000 déplacés par les violences

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Près de 500 000 déplacés auraient fui les combats dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Les violences opposent des rebelles tutsis ayant pourtant accepté d’intégrer l’armée régulière le 23 mars 2009, avant de faire voler cet accord en éclat en avril dernier. Ils se sont baptisés le mouvement du M23.

Depuis, les troupes gouvernementales et les casques bleus peinent à freiner leur avancée. Les rebelles ne sont plus qu‘à trente kilomètres de Goma, la capitale du Nord-Kivu, où se sont réfugiés des milliers de civils, car la ville est pour l’instant encore épargnée par les violences. Les conditions sont telles qu’une épidémie de choléra a fait son apparition dans les camps.

“La situation ici est terrible, les gens sont venus ici spontanément. Nous faisons de notre mieux pour répondre à la situation mais des milliers de gens ont été déplacés en une très courte période, tout a été fait politiquement pour que les combats cessent.” a déclaré Valérie Amos, la Secrétaire générale adjointe de l’ONU qui a récemment visité les camps.

Un rapport de l’ONU a récemment pointé du doigt l’aide que l’Ouganda et le Rwanda voisins apportent au mouvement du M23. Une information démentie par Kigali et Kampala.

La motivation officielle de ce soulèvement est de pousser le gouvernement de Kinshasa à la bonne gouvernance. En réalité, d’autres intérêts guident l’offensive des hommes du M23 qui veulent prendre le contrôle du Nord-Kivu, une région très riche tant sur le plan agricole qu’au niveau des ressources minières. Il y a un an, plusieurs leaders rebelles ont été expulsés de leurs terres, cédées par Kinshasa à des multinationales.

La semaine dernière, les dirigeants africains de la région se sont réunis à Kampala pour tenter de trouver une issue à la crise. Mais ils ne sont pas parvenus à tomber d’accord sur la composition d’une force de maintien de la paix. Joseph Kabila, le président congolais voudrait qu’elle soit mandatée par l’ONU, pour s’assurer de sa neutralité. Et surtout il refuse qu’elle soit composée de soldats rwandais.