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Un peu de rêve américain pour des milliers de jeunes

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Un peu de rêve américain pour des milliers de jeunes

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Ils sont en majorité originaires du Mexique ou d’un autre pays d’Amérique Centrale et ils étaient des milliers à se ruer dès l’aube dans les bureaux destinés à recevoir leur candidature. Ce qu’ils veulent : le sésame qui leur permettra de régulariser temporairement leur situation. Ils sont sans papiers, arrivés mineurs aux Etats-Unis et vont pouvoir bénéficier d’un permis de travail de 2 ans.

Duvan Diaz, est l’un d’eux : “je viens de Colombie, je suis née là-bas et j’y ai grandi jusqu‘à l‘âge de 11 ans. Puis ma mère m’a emmené ici, pour vivre le rêve américain, quelque chose de mieux”.

Karla Clara, vient du Salvador : “les gens ici aux Etats Unis, ils ne nous considèrent pas comme des Américains. Mais on est Américain. On a grandi ici, la vérité c’est que c’est notre pays”.

C’est une version revisitée d’une loi baptisée “dream act” qui n’a jamais pu obtenir l’aval du Congrès qui leur permet aujourd’hui de rêver d’un avenir plus paisible.

La mesure s’applique aux jeunes âgés de 15 à 30 ans. Ils seraient entre 800 000 et 1,7 millions concernés. Ils doivent être arrivés aux Etats Unis avant 16 ans, être scolarisés ou diplômés et n’avoir aucun antécédent judiciaire.
Après examen de leur dossier, ils pourront obtenir un permis de travail pour 2 ans.

Le président Obama avait annoncé en juin ces nouvelles mesures. Immédiatement accusé de vouloir séduire l‘électorat hispanique, il défendait son initiative : “soyons clair, il ne s’agit pas d’une amnistie. C’est une mesure temporaire qui va nous permettre d’utiliser avec sagesse nos ressources, tout en donnant à ces jeunes gens doués, motivés et patriotes un répit et de l’espoir”.

Pas une amnistie, pas un premier pas vers la citoyenneté, tout juste une bouffée d’oxygène pour ces jeunes. Un changement d’administration pourrait tout remettre en cause mais pour cet avocat, Thomas Ragland, c’est mieux que rien :

“Pour la plupart de ces gamins, il n’y a jamais eu aucun statut. Je veux dire, l’idée d’aller de “je n’ai rien maintenant” à “je pourrais obtenir mon permis de conduire, je pourrais trouver un emploi, je pourrais travailler”, et bien ça vaut le coup. Entre aucun statut et ce statut même temporaire, le choix est vite fait”.

Ce n’est en tous cas que la première pierre à un édifice planifié depuis des années : une loi sur l’immigration – il y aurait 11,5 millions de sans papiers aux Etats Unis- qui n’a jamais pu obtenir l’aval des élus du Congrès.