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Assange se lance dans une épreuve de force avec les autorités britanniques

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Assange se lance dans une épreuve de force avec les autorités britanniques

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Le dénouement du cas Julian Assange pourrait prendre un temps “considérable”, avait déclaré jeudi le ministre britannique de l’Intérieur, William Hague. Les derniers développements semblent lui donner raison. Le fondateur de Wikileaks, réfugié depuis deux mois à l’ambassade d’Equateur à Londres et qui a obtenu jeudi l’asile politique de ce pays, paraît plus déterminé que jamais à ne pas plier. Et il devrait s’exprimer publiquement dimanche en début d’après-midi.

“J’espère que les autorités britanniques vont changer de position et lui accorder un sauf-conduit lui permettant de quitter l’ambassade pour se rendre en Equateur”, a déclaré le porte-parole de Wikileaks, Kristinn Hrafnsson.

Pour la première fois, le président équatorien, Rafael Correa, a pris la parole publiquement pour assurer l’Australien de son soutien. “Julian Assange peut rester dans notre ambassade indéfiniment, a-t-il déclaré. Les crimes dont il est accusé en Suède, ces crimes sexuels, ne seraient pas considérés ainsi ici. Car il s’agissait d’une relation sexuelle consentie.”

Ce soutien d’un dirigeant connu pour ses atteintes à la liberté de la presse à un adepte affiché de la transparence peut surprendre. Mais derrière cela, il y a peut-être plutôt le projet de Rafael Correa de faire front commun avec Assange contre un ennemi commun : les Etats-Unis. En avril 2011, l’Equateur n’avait-il pas expulsé l’ambassadeur américain en poste dans son pays car ce dernier avait, dans un câble diplomatique publié par Wikileaks, accusé Correa de tolérer la corruption et de financements douteux…