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Reprise partielle de l'activité dans la mine sud-africaine de Marikana

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Reprise partielle de l'activité dans la mine sud-africaine de Marikana

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En Afrique du sud, plus de 250 mineurs ont été présentés ce lundi devant la justice après les violences de ces derniers jours à la mine de Marikana. Ils ont été placés en détention provisoire. Des dizaines de femmes étaient venues manifester leur soutien.

Les grévistes ont arrêté le travail depuis une dizaine de jours pour réclamer une augmentation de salaires de la part de Lonmin, l’entreprise qui exploite la mine. Le mouvement a dégénéré en affrontements d’abord entre groupes de mineurs puis avec les forces de l’ordre.

“Ce qui s’est passé, commente Simon Scott, un des responsables de Lonmin, c’est qu’une grève illégale était organisée. Certains employés ont choisi de ne pas venir travailler. Les choses se sont rapidement envenimées, avec des violences telles qu’une intervention de la police était nécessaire”.

Jeudi, les forces ont tiré sur les grévistes. Bilan: au moins 34 morts. Du jamais vu en terme de violence depuis la fin de l’apartheid en 1994. Cela a créé un émoi dans tout le pays. “Les policiers se sont mal comportés, affirme Isaac Moleele, un homme qui habite les environs de la mine de Marikana. Ils n‘étaient pas censés tuer des gens. Ils auraient dû utiliser d’abord des gaz lacrymogènes”.

L’activité a repris ce lundi matin à Marikana, mais avec seulement un tiers des ouvriers. La direction de la mine avait pourtant fixé un ultimatum aux grévistes. Un ultimatum finalement reporté de 24 heures. Quant aux négociations sur les salaires, elles n’ont toujours pas abouti.