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Syrie: les journalistes qui témoignent des combats à Alep, au prix de leur vie


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Syrie: les journalistes qui témoignent des combats à Alep, au prix de leur vie

Mika Yamamoto avait 45 ans. Elle travaillait pour le compte d’une agence de presse japonaise. Elle est morte ce lundi à Alep. Elle suivait un groupe d’insurgés. Dans une ultime interview, elle raconte avoir entendu une explosion. “On nous a dit qu’il y avait des blessés, explique-t-elle. On va voir sur place ce qu’il en est”. Elle n’en reviendra pas. Un de ses collègues assure qu’elle a été touchée par des tirs de l’armée régulière. Sa dépouille a été transférée ce mardi en Turquie avant un rapatriement au Japon.

Mika Yamamoto est, selon Reporters sans frontières (RSF), la cinquième journaliste étrangère tuée lors de ce conflit syrien qui dure depuis presque un an et demi.

Alep est depuis un mois le théâtre d’affrontements féroces entre les rebelles et les troupes de Bachar Al-Assad. Dans les deux camps, on assure avoir gagné du terrain.

“Partout se dressent des tas d’ordures”, témoigne une journaliste de l’AFP sur place qui raconte aussi ces “taxis transportant des blessés qui passent en trombe entre des immeubles éventrés”.

Ce mardi, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH, proche de l’opposition), les violences auraient causé la mort d’au moins dix civils, dont deux enfants et trois femmes, rien qu‘à Alep.

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