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A Bruxelles, le sexisme ordinaire n'a pas droit de cité

Harcelées ou insultées en plein rue, parfois plusieurs fois par jour, c’est le lot quotidien de plus en plus de femmes dans certains quartiers de Bruxelles. Un sexisme ordinaire mis au jour dans un documentaire réalisé par une jeune étudiante en cinéma flamande. Un phénomène d’une telle ampleur que la justice belge a décidé de se saisir du problème.

“Nous notre boulot, si l‘éducation ne marche pas, c’est aussi de montrer que le pouvoir public est là, que l’autorité publique est là. Et ceux qui ne comprendront pas par l‘éducation et la sensibilisation, ils seront sanctionnés par des amendes, explique Philippe Close, magistrat belge en charge du tourisme.”

Résultat, dès le 1er septembre, les contrevenants récidivistes pourront se voir infliger une amende administrative pouvant aller jusqu‘à 250 euros.

“Nous pensons qu’imposer des amendes n’est pas suffisant. Et tout d’abord, que verbalise-t-on au juste ? Ce n’est pas très clair. Les remarques sexistes ou celles d’hommes faites aux femmes ? Est-ce aussi le cas par exemple pour les remarques homophobes, qui sont aussi également très fréquentes ?”, s’interroge Angelika Hild.

Et même si toutes les insultes ne devraient pas à priori être verbalisées, les autorités veulent ainsi montrer que le rappel de la norme est essentiel et que le sentiment d’impunité de certains ne doit pas demeurer en l‘état.

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