DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Avec un bilan contrasté, les démocrates préfèrent miser sur l'avenir


Etats-Unis

Avec un bilan contrasté, les démocrates préfèrent miser sur l'avenir

“Etes-vous dans une meilleure situation qu’il y a quatre ans?” La question piège posée aux Américains par Ronald Reagan en 1980 avait coûté la victoire à Jimmy Carter.

Aujourd’hui, les Républicains ne se privent pas de refaire l’exercice face un président sortant forcé de rendre des comptes après quatre ans de mandat, et au coude à coude avec Mitt Romney dans les sondages.

Barack Obama n’incarne plus l’espoir et doit
convaincre des électeurs inquiets et déçus. Premier
point fort mis en avant par les Démocrates, la réforme de l’assurance santé, votée en mars 2010 et avalisée par la Cour suprême en juin dernier.

La réforme, présentée comme un acte de justice sociale permet de garantir une couverture maladie à 31 millions d’Américains qui en étaient dépourvus.
Mais son coût, chiffré initialement 940 milliards de dollars sur dix ans et jugé exorbitant par les Républicains, a été sérieusement revu à la hausse par le Congrès en mars dernier.

Un acquis qui ne suffit pas à rassurer les 43% d’Américains qui selon les sondages jugent mauvaise la situation économique. Aujourd’hui, le taux de chômage de 8,3%, alors qu’il était de 7,8 quand Obama a pris ses fonctions.

Les 800 milliards de dollars injectés dans l‘économie à son arrivé au pouvoir, notamment dans le secteur automobile et de l’immobilier, n’ont pas suffi à combattre la morosité économique.

L’autre bilan que veut défendre l‘équipe démocrate, son action en matière de sécurité nationale et de politique extérieure.

Le 44e président des USA a mis fin à la guerre en Irak, c’est lui qui a décapité Al-Qaida avec l‘élimination d’Oussama ben Laden en mai 2011 au Pakistan, et l’armée américaine est en train de transférer les responsabilités aux forces afghanes, avant son retrait d’ici 2014.

Barack Obama, prix Nobel de paix en 2009, souligne lui même que la préférence donnée au dialogue a porté ses fruits, notamment avec la Russie qui a autorisé le transfert via son territoire du matériel de l’OTAN vers l’Afghanistan.

Pour autant, la campagne du président sortant n’a pas la flamboyance de celle de 2008. Beaucoup de promesses qu’il avait annoncées alors n’ont pas été tenues, à commencer par la fermeture de la base de Guantánamo.

A l’heure de ce bilan, l‘équipe d’Obama préfère évoquer l’avenir, “En avant!” c’est le slogan de cette campagne. Pour la gagner, Obama va devoir dire aux Américains où, très exactement, il entend les amener.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Remaniement ministériel en Angleterre