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En Grèce et au Portugal : la troïka est accusée de tous les maux

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En Grèce et au Portugal : la troïka est accusée de tous les maux

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Les manifestants ont toujours du souffle en Grèce à l’image des retraités qui avaient encore investi une grande artère du centre d’Athènes mardi pour protester contre les coupes du budget de la santé et ses répercussions sur le système d’aide sociale. Première visée : la troïka des représentants des créanciers : Union européenne, FMI, BCE; accusée de tous les maux par le peuple grec.

“La situation est tragique, nos vies sont en danger affirme Dimos Koubouris président de l’Union de retraités. La situation des retraités est désespérée, nous exigeons la distribution de médicaments. Nous demandons l’arrêt des coupes budgétaires, nous demandons enfin que le montant de nos retraites et nos avantages nous soient restitués. Pendant toute notre vie nous avons cotisé pour ça”.

A chacun ses souffre-douleur mais au Portugal comme en Grèce il se trouve que ce sont les mêmes : les représentants de la troïka des créanciers, à qui les syndicats et les milieux d’affaires demandent comme en Grèce un peu plus de temps pour que les finances du pays se redressent.

“Nous avons dit à la troïka que les choses n’allaient pas bien, explique Pedro Marques député socialiste portugais. Nous avons besoin d’un ajustement avec la mise en place de mesures favorables à la croissance car pour freiner la baisse de la demande intérieure et arrêter l’aggravation de la récession il faut arrêter la spirale de l’austérité”.

Le gouvernement portugais sait d’après les chiffres du premier semestre que l’objectif budgétaire de fin d’année ne sera pas atteint sans d’autres mesures d’austérité.