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Vendredi noir dans les aéroports allemands

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Vendredi noir dans les aéroports allemands

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Faute d‘être parvenu à un accord avec leur direction, les hôtesses et stewards de la compagnie Lufthansa ont observé une grève nationale de 24 heures.
 
Une mobilisation sans précédent, débutée jeudi soir minuit, et qui a cette fois touché l’ensemble des aéroports du pays.
 
Résultat, les deux-tiers des appareils ont été cloués au sol, soit plus de 1200 vols, dont une partie de longs courriers.
 
“Nous sommes ouverts à la discussion pour trouver une solution au litige actuel en matière de salaires. Mais le syndicat UFO semble vouloir aborder d’autres questions, qui ne peuvent être réglées dans la mesure où la convention collective ne le permet pas.”, explique Klaus Walther, porte-parole de Lufthansa.
 
Majoritaire avec près de 12.000 salariés sur les quelques 18.000 que compte la compagnie aérienne allemande, le syndicat UFO réclame 5% d’augmentation sur 12 mois à compter d’avril 2012, après 3 ans de stagnation.
 
La direction elle table plutôt sur une hausse de 3,5% et promet d‘éviter le recours aux licenciements. Incaceptable selon ce représentant du personnel navigant.
 
“Si aucune discussion n’est possible sur les questions importantes qui affectent nos collègues, et que Lufthansa maintient la cap, je crains alors que nos collègues n’en viennent à décider de poursuivre la grève, en l’absence de changement.”, prévient Nikoley Baublies.
  
Selon la direction de la première compagnie aérienne allemande, la hausse des carburants et la concurrence des compagnies à bas coûts l’ont forcée à faire des économies drastiques. En l’absence de consensus, Lufthansa a déjà supprimé environ 50 vols prévus ce jeudi.  
 
“Je peux comprendre que le personnel de bord fasse grève, mais c’est plutôt ennuyeux pour les passagers. Alors j’espère que Lufthansa et les employés finiront par trouver un accord qui puisse convenir à toutes les parties.”, déplore ce voyageur à l’aéroport de Francfort. 
 
La compagnie propose également de renoncer, au moins temporairement, aux licenciements économiques, aux contrats à durée déterminée et au recours aux intérimaires. Affaire à suivre. 
 
 
Avec Afp.