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La crise syrienne s’est invitée au sommet de l’APEC qui se déroule actuellement à Vladivostok en Russie. Il faut dire que sont présents à ce rendez-vous plusieurs des acteurs-clés du dossier syrien : la Russie et la Chine, traditionnels alliés du régime de Bachar al-Assad, et les Etats-Unis, favorables à un départ du président syrien.

Parmi les points d’achoppement entre les grandes puissances, il y a la question des sanctions contre Damas. Washington est pour. Moscou est contre, comme l’a rappelé le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov. “Nous sommes opposés aux sanctions contre la Syrie car, dit-il, des sanctions n’apporteront rien. Nous n’avons pas d’intérêts commerciaux spécifiques en Syrie. Nos volumes de coopération économique et des échanges militaires et technologiques avec ce pays font pâle figure à côté des intérêts de nos partenaires occidentaux, et surtout européens”.

La Russie plaide pour que soit approuvé par le conseil de sécurité de l’ONU, l’accord conclu à Genève en juin dernier. Ce document pose les bases d’une transition politique. Mais les Etats-Unis maintiennent leur position, à savoir : toute résolution à l’ONU doit contenir la menace de sanctions en cas de non-respect. Une réunion à l’ONU est prévue fin septembre.

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