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Sauver la Grèce et l'euro, mais à quel prix ?

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Sauver la Grèce et l'euro, mais à quel prix ?

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En Grèce, les représentants de la Troïka doivent rencontrer ce lundi le Premier ministre Antonis Samaras pour faire le point avec lui sur les mesures d‘économies prévues par le gouvernement. Les bailleurs de fonds exigent d’Athènes un tour de vis supplémentaire avant le déblocage d’un nouveau prêt.
Reste que toute nouvelle mesure de rigueur aura du mal à passer auprès d’une population estimant s‘être déjà suffisamment serrée la ceinture. Des milliers de manifestants l’ont d’ailleurs fait comprendre ce samedi soir dans les rues de Thessalonique.

L’austérité est-elle une obligation pour que la zone euro en finisse avec la crise de la dette ? De nombreux économistes pensent que oui. Mais il y a des exceptions. Ainsi le milliardaire George Soros, qui estime que l’Europe aurait tout intérêt à oublier son obsession de l’austérité dictée par Berlin. “L’Allemagne, dit-il, devrait soit être le moteur du développement d’une politique de croissance, d’une union politique et d’un partage des coûts, et accepter le prix d’un tel leadership, soit s’en aller avec un arrangement à l’amiable afin de préserver l’Union européenne”.

Le sort de la zone euro se trouve peut-être entre les mains de la cour constitutionnelle allemande à Karlsruhe qui doit rendre ce mercredi une décision cruciale pour la ratification du Mécanisme européen de stabilité. Ce samedi, des centaines d’Allemands ont manifesté devant le siège de cette cour pour dire leur désaccord avec la multiplication des plans de sauvetage.