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Législatives aux Pays-Bas: victoire des partis pro-européens

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Législatives aux Pays-Bas: victoire des partis pro-européens

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Aux Pays-Bas, le Premier ministre sortant Mark Rutte, leader des libéraux a revendiqué la victoire aux législatives de ce mercredi. Son parti (VVD) de centre-droit, pro-européen, aurait obtenu 41 sièges sur les 150 à pourvoir. Le parti travailliste (PvdA) de Diederik Samsom, également pro-européen, est arrivé deuxième, avec 39 sièges.

Mark Rutte devrait, selon toute vraisemblance, être reconduit dans ses fonctions. Chef d’un gouvernement de coalition depuis deux ans, il mène une politique de rigueur budgétaire, calquée sur le voisin allemand. Hier soir, il a remercié les électeurs et félicité ses partisans. “Le parti libéral, a-t-il lancé, n’a jamais été aussi grand que ce soir”.

Idéologiquement, les travaillistes néerlandais sont plus proches du président français François Hollande que de la chancelière allemdande Angela Merkel, mais ils devraient néanmoins s’entendre avec les libéraux pour constituer une coalition gouvernementale. “Les Pays-Bas ont besoin d’un gouvernement stable le plus vite possible, a indiqué Diederik Samsom. Nous y participerons du moment que les résultats de ce soir seront fidèlement représentés dans le programme du nouveau gouvernement”.

Et si ce scrutin enregistre une progression des partis pro-européens, il marque un recul de l’extrême droite. Le parti de la Liberté (PVV) du populiste Geert Wilders perd ainsi une dizaine de sièges. Wilders avait fait campagne contre l’Euro et contre les mesures d’austérité imposées, selon lui, par Bruxelles. Il a reconnu son revers électoral, mais il a exclu de démissionner de la tête de son parti.

A présent, s’ouvre une période de tractations pour constituer une coalition. La formation d’un gouvernement pourrait prendre au moins plusieurs semaines.

“Pendant dix ans, commente Olaf Bruns, l’envoyé spécial d’euronews à Amsterdam, les anti-européens de droite et les euro-sceptiques de gauche ont animé la scène politique. Là, d’un seul coup, c’est comme si les Néerlandais redevenaient naturellement pro-européens, et ce, en pleine crise”.