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Somalie, 21 ans de chaos


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Somalie, 21 ans de chaos

A peine élu, le nouveau président somalien réchappe, indemne, à un attentat revendiqué par les shebab. Moins de 48 heures après l‘élection de Hassan Cheikh Mohamoud, son hôtel est la cible mercredi d’un attentat suicide. Un présage sans doute à ce qui attend le nouveau président.

Dans un pays rongé par la guerre civile depuis 21 ans, la Somalie est au premier rang des pays les plus dangereux et les plus corrompus de la planète. Deux tristes records et peu de signes d’espoir en vue. En 1991, l’ancienne colonie britannique et italienne sombre dans le chaos.

Le climat de mécontentement qui règne alors envers le régime du dictateur Siad Barre mène à son effondrement. La guerre civile éclate entre les seigneurs de guerre dont la seule motivation est l’appât du gain illicite et le pillage. Le pays se retrouve frappé par une grave famine.

En décembre 1992, sous mandat de l’ONU, les Etats-Unis lancent l’opération “Restore hope”. Mais c’est un fiasco symbolisé par la bataille de Mogadiscio en octobre 1993 au cours de laquelle sont tués 19 soldats américains et un millier de Somaliens: Bill Clinton décide alors de retirer ses troupes.

Malgré la présence récurrente du personnel de l’ONU, la situation ne s’est jamais améliorée. Elle s’aggrave même en 2006 avec l’arrivée des shebab, ces combattants islamistes ralliés à Al-Qaïda. Depuis six ans, ils mènent une guerre sans merci contre les troupes gouvernementales soutenues par l’Etiophie.

Et voici à quoi ressemble aujourd’hui la Somalie:
au nord, deux Etats relativement épargnés par la violence, le Somaliland et le Puntland, ont fait sécession. Quelques zones contrôlées par des milices locales, pro-gouvernementales et soutenues par l’Ethiopie. La majorité du pays est contrôlée par les shebab. Mogadiscio et deux petites zones à l’ouest, c’est tout ce qui reste sous contrôle du gouvernement et de l’Union africaine.

Avec cette élection, le ton n’a pas changé, les shebab voient déjà en le nouveau président un “traître” à la solde de l’Occident.
Si l’autorité du président est limitée sur le terrain,
les combattants islamistes ont toutefois perdu ces derniers mois plusieurs bastions face aux avancées de l’Amisom, la force de maintien de la paix de l’Union africaine.

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