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Scandale carcéral en Géorgie : démission d'une ministre


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Scandale carcéral en Géorgie : démission d'une ministre

En Géorgie, des milliers de personnes ont manifesté ce mercredi, comme il l’avait fait la veille au soir, suite aux révélations de cas de torture dans une des prisons du pays. Les manifestants réclament notamment la démission des ministres de l’Intérieur et de la Justice. Pour l’heure, seule la ministre de l’administration pénitenciaire a démissionné.

“Depuis des années, plusieurs ONG indépendantes tirent la sonnette d’alarme concernant ces violences en prison, explique Eka Gigauri, responsable locale de l’organisation Transparency International. Mais, dit-elle, il n’y a jamais eu la moindre réponse de la part du gouvernement. A présent, il y a des vidéos. Elles ont peut-être été transmises par des gens de l’opposition”. Car effectivement, ce scandale intervient à dix jours des élections législatives.

Alors à qui profite ce scandale, à l’opposition ou à la majorité ? En tout cas, le président Mikhail Saakachvili a réagi de manière très ferme, dans une allocution à la télévision. “Ceux qui sont responsables du système pénitenciaire et qui n’ont pu prévenir de telles atrocités seront limogés, a-t-il dit, et ceux qui ont commis ces crimes, croyez-moi, vont passer de très longues années en prison”.

Ces vidéos amateurs ont été diffusées par deux chaînes de télévision privées. Elles montrent des violences commises par des gardiens contre des détenus, dans une des prisons des environs de la capitale.

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