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Une étude choc sur les effets des OGM met Bruxelles dans l'embarras


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Une étude choc sur les effets des OGM met Bruxelles dans l'embarras

Alors que des agriculteurs défilaient à Bruxelles pour défendre l’agriculture paysanne et une nourriture saine, une étude sur les OGM venue de France a fait l’effet d’une bombe. Menée sur des rats nourris pendant deux ans avec un maïs génétiquement modifié de Monsanto, elle a révélé des conséquences catastrophiques, notamment de nombreuses tumeurs et des anomalies touchant le foie et les reins. pour l’eurodéputé vert José Bové, la preuve qu’il est temps de changer de politique sur les les organismes génétiquement modifiés :

“Ce qu’ont fait les entreprises quand elles ont dit qu’il n’y avait pas de risque, en fait, elles ont menti aux citoyens et n’ont pas dit la vérité. Maintenant, c’est l’indépendance de nos agences européennes sanitaires des aliments qui est en cause. Il faut véritablement qu’elles se réapproprient ce débat et qu’on refasse toute l‘évaluation des OGM avec cette nouvelle situation tout à fait incroyable qui montre le danger des OGM pour la santé humaine. “

L’OGM en question, le maïs NK 603, qui sert surtout à l’alimentation animale, est autorisé à la vente en Europe. Et pour donner son feu vert à chaque nouvel OGM, l’UE se contente d‘études dont la durée n’excède jamais les trois mois.

Les OGM en France et en Europe :

  • Seuls le maïs MON 810 de Monsanto et la pomme de terre Amflora de BASF sont autorisés en Europe à la culture.
  • Toutefois des pays – France, Autriche, Hongrie, Grèce, Roumanie, Bulgarie, Luxembourg – ont interdit la culture de MON 810 sur leur sol via la clause de sauvegarde et au nom du principe de précaution.
  • le MON 810, destiné à l’alimentation animale, est cultivé surtout en Espagne (80% des surfaces cultivées) mais aussi au Portugal, en République tchèque, Roumanie, Slovaquie. Les surfaces cultivées représentent 94.800 hectares
  • Une quinzaine d’OGM sont en attente d’une autorisation à la culture dans l’Union, mais les procédures d’homologation sont actuellement bloquées, en l’absence de consensus entre les Etats membres sur les procédures elles mêmes.

“Si cette étude s’avère avoir un fondement scientifique et effectivement apportant une nouveauté scientifique, oui, la Commission européenne devra en tirer les conséquences” , a admis Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire européen à la Santé, en charge du dossier.

En clair, la Commission attendra que l’Agence européenne de sécurité des aliments passe l‘étude du professeur Gilles-Eric Séralini au crible avant d’envisager une éventuelle suspension du maïs incriminé.

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