DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

L'opposition n'a pas dit son dernier mot au Bélarus

Vous lisez:

L'opposition n'a pas dit son dernier mot au Bélarus

Taille du texte Aa Aa

Les élections législatives au Bélarus, qui ont tourné au plébiscite pour le parti du président Loukachenko étaient “libres et transparentes” estime la Russie.
Les observateurs de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) parlent eux, au contraire, d’un scrutin “partial”, et “sans alternative”, en raison notamment de l’emprisonnement des chefs de file de l’opposition. Une opposition unie dans la contestation deux jours après le scrutin.

“Les soi-disant élections n’ont pas eu lieu, donc elles ne peuvent pas avoir de conséquence légale pour le Bélarus et ses citoyens. Nous n’avons pas de parlement, nous n’avons pas de parlementaires réellement élus, tout ce qu’on a, c’est un trou noir dans ce pays”, explique Anatoly Lebedko, le leader du Parti civique uni.

“Les autorités ont appris à fabriquer – et je dis bien fabriquer – des résultats d‘élections, même sans la participation de vrais électeurs dans les bureaux de vote. Le boycott s’est avéré un succès dans toutes les grandes villes du Bélarus”, a commenté Vitaly Rymashevsky, du Parti chrétien-démocrate bélarus.

Dimanche, 109 des 110 sièges en jeu ont été remportés par des candidats ralliés au pouvoir : une manière pour le président Loukachenko d’accentuer son emprise sur l’ensemble des institutions.