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Erika : la "révolution juridique" a commencé pour les écologistes

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Erika : la "révolution juridique" a commencé pour les écologistes

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“Décision historique” disent les uns, “révolution juridique” ajoutent certains : les défenseurs de l’environnement et les collectivités locales touchées par la catastrophe de l’Erika se félicitent du jugement rendu par la cour de cassation. Total n’est pas blanchi. Au contraire, toutes les condamnations prononcées en 2008 et 2010 ont été confirmées et le “préjudice écologique” reconnu.

“C’est un très grand jour pour tous les défenseurs de l’environnement. Parce que la cour de cassation a confirmé la compétence de la juridiction française. Mais elle a aussi confirmé le préjudice écologique”, a déclaré Corinne Lepage, écologiste et avocate de dix communes touchées par la marée noire, avant d’ajouter : “mais elle a également considéré que Total, affréteur, qui avait commis une faute de témérité, devait réparer sur le plan civil les dommages causés”.

Pour ce marin du Croisic, “cela va peut-être éviter des catastrophes et des abus par ces gros navires qui font tout et n’importe quoi”.

Le 12 décembre 1999, l’Erika sombrait au large des côtes de Bretagne. La marée noire s‘était répandue sur 400 km de littoral. Total, reconnu pénalement et civilement responsable de la pollution, pourrait à présent se pourvoir devant la justice européenne.