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L'attentisme de Mariano Rajoy

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L'attentisme de Mariano Rajoy

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A New-York pour la 67ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Mariano Rajoy n’aura rien dit des mesures d’austérité que son gouvernement doit annoncer ce jeudi dans le cadre du budget 2013.

Le Premier ministre espagnol n’aura pas fait non plus de déclaration concernant une éventuelle demande officielle d’aide financière pour l’Espagne.

Samedi le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos, réaffirmait que Madrid prendrait son temps avant de demander un sauvetage. Le Parti populaire redoute les strictes conditions imposées en échange d’une aide.

“L’Espagne fera ce qu’elle devra faire sans précipitation et en ayant connaissance de tous les éléments qu’intègrent une opération de ce type”, a assuré Luis de Guindos.

La tension sociale et surtout l’agenda politique n’aident a prendre une décision qui pourrait pénaliser le parti au pouvoir a Madrid.

Des élections régionales anticipées doivent en effet avoir lieu en Galice et au Pays Basque le 21 octobre et en Catalogne le 25 novembre.

Mariano Rajoy craint d’essuyer un revers en Galice, un des fiefs du Parti populaire. Une défaite pourrait affaiblir son leadership chez les conservateurs.

“Je veux que vous sachiez que ce que nous faisons, ce n’est pas facile et cela prend beaucoup de temps sans donner de résultats Immédiats. C’est ce qui doit être fait … c’est exactement le contraire de ce qui a été fait dans le passé et qui nous a mis dans cette situation”, a insisté Mariano Rajoy lors d’un meeting pré-électoral à Ourense en Espagne le 22 septembre 2012.

Pourtant, depuis que Mariano Rajoy est aux commandes, la situation économique a continué a se dégrader. La récession se poursuit en Espagne dont le PIB baisse à un rythme significatif selon la Banque centrale. La hausse de la TVA de 18% a 21% entrée en vigueur début septembre risque de plomber la consommation et de bien limiter les retombés espérées par l’Etat pour réduire le déficit public.

Au mois d’août, l’Etat central espagnol enregistrait un déficit budgétaire de 4,77% du PIB. L’objectif affiché pour la fin de l’année est de le ramener à 4,5%.

Dans le même temps, l’Espagne qui ne demande toujours pas son sauvetage, doit faire face à un marché impatient et composer avec des coûts d’emprunts très élevés.