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Le scandale des tortures électrise la Géorgie à la veille des législatives


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Le scandale des tortures électrise la Géorgie à la veille des législatives

Ambiance électrique en Géorgie à l’approche des élections législatives le 1er octobre, alors que le pays est encore sous le choc d’une vidéo controversée montrant des actes de torture dans une prison. Les manifestations dans la capitale ne désemplissent pas.

La vidéo ou l’on voit des sévices infligés à des détenus dans un centre carcéral de Tbilissi est sortie dix jours avant les élections.

Ce sont deux chaines de télévision privées qui l’ont diffusée, dont TV 9. Or cette chaine, lancée le 30 avril dernier, appartient au milliardaire Bidzina Ivanishvili. Celui-ci s’est lancé aussi en politique il y a un an à peine. Il a décidé de mettre sa fortune au service de ses ambitions, et réussi à rassembler derrière lui l’opposition au président Saakashvili au sein de la coalition du Rêve Géorgien. Et il espère bien tirer profit du scandale des tortures.

Ce fils de mineur est l’homme le plus riche de Géorgie. Il a bâti sa fortune, 5 milliards d’euros selon Forbes, en Russie dans les années troubles des privatisations des fleurons de l’URSS.

Dans sa maison futuriste, à Tbilissi, il nie être un proche du Kremlin, comme l’accusent ses adversaires : “Les accusations de Saakashvili selon lesquelles le Rêve géorgien est une initiative de Poutine n’est pas crédible; rien ne me lie à la Russie. Je ne suis pas un citoyen russe, je n’ai plus rien en Russie. Comme je l’ai promis aux Géorgiens quand je suis entré en politique, j’y ai vendu tous mes biens et n’ai plus de lien avec elle.”

Et c’est à la tribune de l’ONU que le président Saakashvili, sans les nommer, a prévenu l’opposition et ses présumés alliés de l’extérieur, qu’il ne se laissera pas faire : “La Géorgie ne pourra jamais revenir en arrière, elle ne le fera sous aucune pression que ce soit, ni avec l’argent sale du Nord, ni sous la pression d’exercices militaires voire d’une invasion directe au prétexte de gros troubles populaires ou d’une rébellion nous menaçant, cela ne marchera pas”.

Le scandale de la vidéo a quelque part terni son image et place son parti, Mouvement National Uni, dans une situation délicate. Malgré tout, Mikhael Saakashvili reste un des hommes politiques les plus populaires de Géorgie.

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