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Balmain et Christophe Guillarmé, deux facettes de Paris

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Balmain et Christophe Guillarmé, deux facettes de Paris

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Retour vers les années 80 chez Balmain. La nouvelle collection printemps – été présentée lors de la Semaine de la Mode à Paris nous plonge dans l’exubérance d’une époque insouciante.

Son directeur artistique Olivier Rousteing laisse la part belle aux silhouettes épaulées, aux larges imprimés, aux paillettes et aux borderies. L’allure est rock et sexy.

La Semaine de la mode à Paris n’est certainement pas aussi déjantée que celle de Londres : les marques établies occupent le devant de la scène et les jeunes stylistes ont du mal à attirer l’attention, dans l’ombre des grands noms.

C’est le cas de Christophe Guillarmé même si ce jeune Français de 35 ans, à la touche colorée et sensuelle, s’est déjà fait un nom dans de nombreux pays du monde. Ses pièces ont été remarquées lors de la Semaine off : le styliste habille des héroïnes antiques en mousseline et soie poudrées.
Nous le rencontrons dans le showroom qu’il occupe depuis 1999.

euronews :
“La mode à Paris est moins décalée qu‘à Londres. Est-ce que je me trompe ?”

Christophe Guillarmé :
“Je rejoins tout à fait ce sentiment parce que je pense qu‘à Paris, il y a un côté plus “establishment.” C’est vrai qu’il y a aussi un passé : toutes ces marques qui sont là depuis des dizaines et des vingtaines d’années. Donc, il n’y a pas cette folie qu’on peut trouver dans une fashion week qui est plus jeune où les gens ont envie d’expérimenter.

Ici, il y a du “tellement lourd” que du coup, cela plombe un peu l’histoire ; en même temps, heureusement qu’ils sont là parce que c’est cela qui fait aussi la renommée de la Fashion week de Paris, mais il y a ce côté quand même : “on vient à Paris !”

euronews :
“Les stylistes parisiens font-ils preuve de solidarité entre eux ?”

Christophe Guillarmé :
“En Belgique par exemple, les créateurs sont très proches, à Paris c’est plus difficile, il y a plus de rivalité, on est un peu dans “Amour, gloire et beauté.” Il y a parfois des incompatibilités d’humeur entre les créateurs. Mais il y a beaucoup de “drama” dans la mode et on aime cela, je crois !”