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Projet de loi de finances 2013 : les pigeons attaquent


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Projet de loi de finances 2013 : les pigeons attaquent

#geonpi : cet intriguant hashtag, qui n’a rien à voir avec une liqueur savoyarde, s’est peu à peu hissé en deuxième position des trending topics français durant le week-end. Quelques clics et l’on découvre derrière ce volatil en verlan, la fronde d’entrepreneurs, autoentrepreneurs et “capital-risqueurs” inquiets du projet de loi de finances 2013 du gouvernement français. Le point qui retient leur attention est le projet d’imposer les gains de la cession d’une entreprise, du capital donc, au même titre que les revenus du travail. Selon les calculs, dans La Tribune, de Jean-David Chamboredon, patron de ISAI, fonds des entrepreneurs internet, cela reviendrait à taxer ces gains à hauteur de 60,5% au lieu de 32,5% actuellement.

Suite à la publication de cet article vendredi, l’inquiétude monte et s’agrège autour du hashtag #geonpi. Une page Facebook est créée, “likée” depuis par 4 565 personnes ainsi qu’un compte twitter suivi par 2600 personnes. Le mouvement, sérieux mais à l’humour un peu potache, lance aussi un site web et un projet de manifestation devant l’Assemblée Nationale le 7 octobre sous l’étendard du pigeon.

Pendant tout le week-end, le débat se répand sur le net. Les billets d’humeur et posts d’entrepreneurs bloggeurs se multiplient. Le mouvement reçoit le soutien de Pierre Chappaz fondateur de Kelkoo et celui plus nuancé de Patrick Robin PDG de l’agence 24h00

De l’autre côté du spectre, et alors que la simplification du propos souvent proportionnelle au buzz menace, un élu du 7e arrondissement de Lyon, Romain Blachier, cherche à faire dégonfler ce qu’il qualifie de “fantasme”, s’appuyant notamment sur les précisions d’un professeur d’université. Les avis commencent à diverger donc et les pigeons risquent de squatter la place du petit oiseau bleu encore une bonne partie de la journée.