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Transmettre son entreprise sans heurt

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Transmettre son entreprise sans heurt

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Chaque année en Europe, ce sont 600.000 emplois qui sont bêtement perdus parce que les entrepreneurs ne sont pas bien préparés à la transmission de leur entreprise. Mais en Finlande, tout mettre en oeuvre pour que cette transmission d’entreprise se déroule dans les meilleures conditions possibles fait véritablement partie de la culture entreprenariale.

Oliwer Campbell, 40 ans, est le patron de cette société qui fournit du matériel de bureau créée en 1933 par son grand-père, reprise en 1992 par son père et enfin reprise à nouveau, par lui il y a deux ans. Un véritable challenge pour Oliwer qui certes, a toujours travaillé dans cette entreprise, mais qui a dû faire face à de nouvelles responsabilités évidemment très importantes.

“Le côté émotionnel est probablement le plus fort : le défi que vous devez relever,” confie-t-il, “mais dès lors que vous avez surmonté cela, vous devenez plus fort, également en tant que personne, et c’est quelque chose qui vous aide beaucoup.”

Preuves que cette transmission d’entreprise s’est bien déroulée : depuis 10 ans, le chiffre d’affaires a été multiplié par deux et une vingtaine d’emplois a été créée. Il faut dire qu’Oliwer s’y était préparé en suivant notamment une dizaine de sessions de formation aux stratégies de management durant les trois années qui ont précédé le moment où il a repris seul, les rênes de l’entreprise. “Cela m’a beaucoup aidé de partager des pensées, des idées, des questions, d’obtenir des réponses à ces questions et de savoir que l’on n’est pas seul,2 explique-t-il, “que des business familiaux tentent de poursuivre leur activité grâce à la génération suivante, c’est quelque chose qui touche tout le monde,” lance le jeune chef d’entreprise et il insiste également sur la notion de réseau : “apprendre à connaître des gens, peut-être faire des affaires avec eux et vous en faire des amis pour la vie, des amis dont vous êtes sûrs du soutien.”

Pour mener à bien son projet, Oliwer a fait appel à une association qui regroupe 400 entreprises familiales finlandaises. Elle propose des programmes pour aider les futurs dirigeants ou propriétaires. Car reprendre une entreprise, ce sont certes des coûts, mais aussi et surtout un état d’esprit qu’il faut acquérir, c’est-à-dire comme l’explique Krista Elo-Pärssinen, conseillère sénior de l’association Entreprises familiales finnoises : “ce qu’il faut savoir pour gérer un business familial, pour travailler avec du personnel ou d’autres investisseurs et quelle est la nouvelle stratégie que vous avez pour reprendre ce business familial.”

Le mot de la fin revient à notre entrepreneur. Pour Oliwer Campbell, les clés du succès sont : “être sûr de savoir dans quoi vous vous lancez, ne pas avoir peur de poser des questions si vous avez besoin d’aide et de soutien et faire en sorte d’anticiper la transition au sein de votre famille et” selon lui, “le plus tôt sera le mieux !”