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L'école à l'épreuve du bilinguisme


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L'école à l'épreuve du bilinguisme

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Parler plusieurs langues à la maison est-il un frein ou un avantage dans le parcours éducatif d’un élève ? Faut-il faire l’impasse sur une partie de son patrimoine linguistique pour mieux réussir, ou, au contraire, le bilinguisme et la plurilinguisme sont-ils les garants du succès scolaire ? C’est à ces questions que nous tentons de répondre dans ce numéro de Learning World avec des reportages en Afrique du Sud et dans l’ancienne République yougoslave de Macédoine. Une linguiste viendra ensuite éclairer le débat.

Afrique du Sud : valoriser les langues minoritaires à l‘école

Suivons le parcours de Mbasa, un garçon de 9 ans, dont la langue maternelle est le Xhosa, une langue parlée par un Sud-Africain sur cinq. Et pourtant, elle n’est pas reconnue à l‘école : seuls l’anglais et l’africaans sont les langues académiques.

Mais les lignes bougent, car dans son école d’Elliot, les enseignements sont dispensés en anglais et en Xhosa pendant les six premières années de la scolarité. Le moyen pour les enfants de ne pas avoir à gérer de dichotomie entre leur environnement familial et scolaire, tout en garantissant leur avenir.

Skopje : une crèche en avance sur son temps

Dans l’ancienne République yougoslave de Macédoine, les tensions sont toujours vives entre Albanais et Macédoniens. Des tensions exacerbées par des politiques nationalistes qui ont conduit à la création d‘écoles pour chaque communauté. Les enfants sont donc séparés. Un processus qui ne fait que pérenniser les tensions communautaires.

Mais à toute règle, il y a son exception : exemple avec le projet “Mozaik” mené dans la crèche Orce Nikolov de Skopje. Ici, une partie des enfants évolue ensemble et apprend les deux langues.

Ce projet s’inspire en fait d’une initiative similaire menée à Jérusalem pour rapprocher les enfants parlant arabe et hébreu.

Un cas isolé dans une ancienne République yougoslave de Macédoine encore très marquée par les tensions communautaires.

Le bilinguisme en France : une réalité passée sous silence

En France, pays monolingue par excellence, il n’est historiquement pas facile d’imposer une autre langue maternelle que le français et pourtant un enfant sur 4 serait issu d’un couple mixte dans l’Hexagone.

Barbara Abdelilah-Bauer, fondatrice de l’Association Bilinguisme – Animation, Formation, Information, mène ce combat pour le mélange des cultures.
Cette psycho-sociologue conseille des dizaines de couples. Aujourd’hui en France, plus de 5 millions de personnes ont une autre langue maternelle que le français. Mais beaucoup hésitent à la transmettre à leurs enfants.

Pour cette linguiste, plus il y aura de personnes bilingues, moins il y aura d’étrangers dans le monde.

www.enfantsbilingues.com

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