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Lance Armstrong : de la légende au tricheur

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Lance Armstrong : de la légende au tricheur

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Jusqu’au bout, Lance Armstrong aura affiché confiance et sérénité. Dimanche dernier encore à Austin, au Texas, il apparaissait sûr de lui au milieu de 4.000 cyclistes amateurs.

Pourtant, fin août, l’USADA, l’agence anti-dopage américaine, a suspendu à vie le cycliste et annulé l’ensemble de ses victoires depuis 1998. Le rapport rendu public par l’agence est accablant. Le septuple vainqueur du Tour y est accusé d’avoir monté avec l’US Postal “le programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l’histoire du sport”… C’est déjà la fin du mythe.

La carrière française d’Armstrong avait été lancée
en 1999 avec sa première victoire du tour de France. Il a alors 28 ans et vient de vaincre un cancer.

Armstrong décide alors de consacrer sa carrière uniquement au tour de France. le mythe vient de naître.

Hégémonique au contre-la-montre, stupéfiant de puissance en montagne, il remporte sept fois l‘épreuve de 1999 à 2005, un record. Son aura ne cesse de grandir. L’Amérique raffole de son histoire. Les marques s’arrachent son image. Mais dès 2005 les premiers doutes apparaissent.

A l‘époque rien ne peut être prouvé.

Mais aujourd’hui, sur 1000 pages, le rapport américain détaille le système mis en place par l’ex-champion… Des révélations rendues possibles notamment par le témoignage de nombreux anciens coéquipiers.

Il est accusé d’usage de méthodes et substances interdites, EPO, transfusions sanguines, corticoïdes, produits masquants, mais aussi de trafic et d’encouragement à la pratique dopante. Au coeur du système, le médecin italien Michele Ferrari, qui orchestrait le dopage de l‘équipe moyennant des sommes astronomiques.

Ils sont quinze coéquipiers à avoir témoigné, parmi lesquels Floyd Landis ou encore Georges Hincapie. Ils racontent comment Armstrong détenait les produits dans son frigo et les encourageait à les utiliser. Comment il trichait avec les tests par le biais de transfusions sanguines ou en retardant les contrôles.

Pour aggraver son cas, Armstrong a juré sous serment devant un jury fédéral ne s‘être jamais dopé.

Enfin, Nike, son sponsor de toujours, et Trek, sa marque de vélo, l’ont laché la semaine dernière.