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Les partis politiques ukrainiens réfléchissent à l'après-scrutin


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Les partis politiques ukrainiens réfléchissent à l'après-scrutin

Dernière ligne droite pour les partis politiques ukrainiens avant le scrutin fatidique de dimanche qui fait l’objet de toutes les attentions et inquiétudes. Incertitudes en particulier quant au résultat que le Parti des régions, du Président Viktor Ianoukovitch, est susceptible de réaliser. Car de cette élection capitale dépend le maintien du dialogue avec les partenaires internationaux.

“Si les élections sont reconnues comme démocratiques, cela encouragera le dialogue entre l’Ukraine et l’Union européenne, mais aussi la négociation avec les organisations financières internationales. Lesquelles institutions qui, bien que par définition apolitiques, sont conduites par des personnes affiliées à des partis, et qui en définitive, représentent les pays de l’Union européenne, commente Sergiy Tigipko, ministre ukrainien des affaires sociales et membre du Parti des régions.”

Pour l’opposition, le principal problème reste la formation d’alliances, comme celle, très controversée, qui unit l’extrême droite de Svoboda à plateforme qui comprend la formation d’Arseni Iatseniouk et le Parti de Ioulia Timochenko.

“En raison de nos différences, nous avons convenu de conduire des listes distinctes. Svoboda est un parti, et nous en sommes un autre. Nous avons de profondes différences idéologiques, et les électeurs trancheront. Mais il y a dix points sur lesquels nous sommes d’accord. Comme par exemple les propositions de lois sur le rôle du Président et du Premier ministre, et les réformes économiques et sociales que nous jugeons nécessaires d’entreprendre, déclare Arseniy Yatsenyuk, leader de l’opposition unie.”

Les communistes, en dépit d’une rhétorique hostile à la finance, soutenaient jusque-là le Parti des régions, dont les dirigeants sont pour la plupart des oligarques.

“Nous apporterons notre soutien, sans considération politique sur la formation qui introduit tel ou tel projet de loi. Mais si celui-ci va à l’encontre des intérêts du peuple, nous refuserons de donner notre appui, explique Petro Symonenko, chef de file des communistes.”

Difficile donc d’imaginer que les communistes approuvent les réformes libérales soutenues par l’opposition. Un soutien sur lequel Viktor Ianoukovitch, dans sa quête de majorité, devra nécessairement compter.

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