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La justice italienne met k.o. Berlusconi

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La justice italienne met k.o. Berlusconi

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Moins d’un an après avoir démissionné de son poste de président du Conseil italien, Silvio Berlusconi a été condamné vendredi à un an de prison ferme par un tribunal de Milan, pour ce que les juges ont qualifié “d‘évasion fiscale scientifique et systématique de portée exceptionnelle”.

Il lui est reproché d’avoir réduit ses bénéfices en Italie pour payer moins d’impôts et d’avoir constitué des caisses noires à l‘étranger. La fraude porte sur des centaines de millions d’euros.

Cette condamnation est bien sûr à la une des journaux italiens. Les uns, comme Il Fatto Quotidiano, dénonçant un “délinquant naturel”, d’autres, comme Il Giornale, journal appartenant à… Berlusconi, l’appelant à “résister”.

Dans la population, les avis sont partagés. “Il va faire appel et, comme les fois précédentes, il aura gain de cause, car je pense qu’une campagne est menée contre lui”, estime une femme. “C’est peut-être la première fois que l’on peut dire que la loi est la même pour tout le monde, juge au contraire un homme. Même face à un tel puissant, les magistrats ont pu accomplir leur mission. J’aimerais que ce soit toujours le cas.”

Quelle que soit l’issue de l’appel que va former Silvio Berlusconi, l’ex-homme fort de la vie politique italienne devra répondre de deux autres affaires devant la justice. Pour violation du secret de l’instruction dans le procès Unipol ; pour prostitution de mineure et abus de pouvoir, dans le célèbre Rubygate.