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Karen Travers, Abc News: Que reste t-il des espoirs de 2008?


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Karen Travers, Abc News: Que reste t-il des espoirs de 2008?

Paul McDowell, Euronews:
Revenons maintenant sur ​​certains mots du discours de victoire de Barack Obama à Chicago il y a quatre ans, je suis avec Karen Travers, d’ABC News, qui a suivi la campagne du président. Bonjour Karen, merci de nous rejoindre… Karen, cette nuit là, Obama a dit: « grace à ce nous avons accompli, grace à cette élection, à ce moment historique, le changement est venu en Amérique”. Rhétorique excellente, mais quel est le principal changement qu’il a apporté à sa présidence? “

Karen Travers, ABC news:
Le président dit qu’il a apporté, insufflé une nouvelle ère de transparence, beaucoup de ses détracteurs diront que non. La Maison Blanche dira aussi que certaines des mesures mise tout de suite en place, les promesses pendant la campagne électorale font partie de ce message de changement. Toujours, dans la campagne, dans ses discours, il parlera des efforts accomplis sur les droits des homosexuels, c’est l’un des gros points qui fait la différence avec les précédents présidents.
Bien sûr, la loi sur le système de santé, c’est l’un des autres dossiers les plus importantes mis en avant par le président.

Euronews:
Il a aussi regardé dans les yeux les Américains, en leur disant: «Je vous écoute». Dans quelle mesure a-il été un président à l‘écoute, dans l’arène politique du Congrès, dans son parti, et bien sur, face à ses adversaires?

Karen Travers:
Et aussi ses électeurs… C’est quelque chose que le président Obama a dit et que peut-être il n’a pas fait aussi bien qu’il aurait dû ces quatre dernières années. Une question est souvent posée au président «quel est votre plus grand regret», et il répond : le manque de communication, l’incapacité à communiquer sur sa politique, à communiquer sur ses actions, ça rejoint votre question… Ecouter, mais aussi s’engager vis à vis des électeurs et naturellement du Capitole.

Euronews:
Karen, un mot sur sa politique économique. Il a eu un coup de pouce en septembre avec les bons chiffres du chômage, une piqûre de vitamines en somme, est-ce le signe que sa politique économique a commencé à fonctionner?

Karen Travers:

Il y a de cela, mais on dit aussi que l‘économie a connu une amélioration naturelle les deux dernières années, que les choses se sont améliorées, les entreprises sont plus disposées à embaucher des gens, à investir, alors qu’avant ils étaient plus prudents, sur la réserve, à cause des tendances générales de l‘économie. Maintenant, le président dira: “regardez, nous avons un taux de chômage plus bas que quand j’ai pris mes fonctions, mais ce n’est encore suffisant, et la raison, c’est qu’on n’a pas adopté le plan de travail que je souhaitais”. Il dit qu’il a proposé un agenda, mais qu’il n’a tout simplement pas pu avoir le feu vert du Capitole.

Euronews:
Karen, il y a quatre ans un jeune afro-américain inexpérimenté se présentait devant les Américains comme leur 44e président, il était un symbole d’espoir, est-ce que ça a marché?

Karen Travers :

Eh bien, nous aurons la réponse la nuit de l‘élection, les électeurs doivent décider si oui ou non, ça a fonctionné, mais c’est l’un des plus grands défis du président dans cette campagne électorale. Son discours à la convention de Charlotte il y a quelques semaines ne parlait que d’optimisme pour l’avenir. Il fallait qu’il parle de la façon dont les choses vont s’améliorer, parce que franchement, les gens ont été traumatisés par ce qui s’est passé ces quatre dernières années. Ils ont eu le sentiment que le président était arrivé avec tant de promesses, tant d’espoir, qu’il avait vraiment un agenda, et à la fin, il s’est trouvé avec plus de difficultés qu’ils ne pensaient…’”

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