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BCE : en un an, Mario Draghi impose sa méthode

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BCE : en un an, Mario Draghi impose sa méthode

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Le premier novembre 2011, Mario Draghi succédait à Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne. La zone euro était sans dessus dessous depuis des mois : la Grèce à deux doigts de la faillite. Un an plus tard, l’ambiance n’est plus la même. Tout a commencé par cette phrase du nouveau Président de la BCE à la veille des JO de Londres.

“La BCE fera tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro et croyez-moi ce sera suffisant”. Instantanément, les marchés comprennent que la BCE va faire tourner la planche à billet pour éponger la dette des pays en difficultés.

A deux reprises au cours de deux LTRO : deux opérations de prêt en direction des banques de la zone euro, la BCE va injecter dans le circuit bancaire 1.000 milliards d’euros de liquidités à un taux d’emprunt défiant toute concurrence et sur trois ans.
La BCE a aussi abaissé son principal taux d’intérêt directeur à 0,75% un record historique. On notera que la baisse des taux et les prêts à trois ans étaient déjà en discussion au sein de la banque centrale. Mais incontestablement la “patte” Mario Draghi commence à séduire.

La phrase qu’il a prononcée prononcée fin juillet va se traduire dans les faits : la BCE annonce qu’elle achètera de la dette souveraine uniquement si un pays fait appel au préalable au fonds de secours européen et donc si ce pays accepte de s’engager dans de profondes réformes.
Les marchés sont apaisés par cette annonce et les taux d’emprunt des Etats en difficultés se détendent encore.

Dernière responsabilité à venir pour le BCE de Mario Draghi : à partir de l’année 2013, le superviseur des banques de la zone euro : premier pas vers l’union bancaire.