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Moscou met la toîle sous surveillance

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Moscou met la toîle sous surveillance

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Le Big brother du web en Russie s’appelle Roskomnadzor, un organe fédéral de surveillance d’Internet et des médias en ligne qui suscite déjà la controverse, à peine entré en vigueur.

Officiellement destiné à “garantir et protéger la confidentialité des données privées, personnelles et familiales de citoyens”, il ambitionne de dresser une liste noire des sites jugés nuisibles. Rien d’anormal selon Alexander Zharov, responsable de l’agence.

“Nous pouvons réagir de manière adéquate et efficace, sans bloquer les ressources principales. Une rumeur a circulé selon laquelle nous comptions bloquer YouTube et des sites du genre. C’est faux. Nous allons travailler de manière sélective.”

Priorité de cette agence : traquer les sites “extrêmistes”, soit à caractère pédophile ou qui encouragent la jeunesse à consommer de la drogue ou se suicider.

Lors de la présentation du texte au Parlement en juillet, wikipedia Russie avait cessé de fonctionner pendant 24 heures, en signe de protestation. Les ONG dénoncent un texte liberticide.

“C’est la preuve par la loi du caractère répressif de ce régime, on comprend que cette loi est en réalité dirigée contre l’opposition et les journalistes, soutient Lev Ponomaryov, militant des droits de l’homme.”

Seul espace plus ou moins libre en Russie pour la tenue de discussions politiques, Internet est désormais dans le colimateur du régime. Car selon les observateurs, Roskomnadzor est surtout la vitirine légale du gouvernement pour bloquer les sites de l’opposition.