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L'économie, le gros enjeu des élections


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L'économie, le gros enjeu des élections

L‘économie, c’est l’enjeu de ces élections présidentielles américaines. Ici, dans l’Etat-clé de l’Ohio, on mesure combien c’est difficile de dire si le verre est à moitié plein ou à moitié vide, tant la reprise économique est mitigée.

On embauche dans l’industrie automobile, sauvée par les aides publiques d’Obama. Les ventes ont augmenté de 7% en octobre, les meilleures chiffres pour un mois d’octobre depuis le debut de la crise.

Dans cette usine de General Motors, à Flint, près de Detroit, dans l’Etat voisin de Michigan, l’heure est à l’optimisme : “Ces produits ne sont pas bon marché, ce sont des poids lourds très costauds, ils sont chers. Ils sont destinés à durer longtemps, donc le fait que les ventes marchent et que nous produisons 24h sur 24, 250 camions chaque jour, ça en dit long sur la situation de l‘économie…” se satisfait cet ouvrier.

Mais l’envers de la médaille, c’est la faillite de la ville de Flint. Avec un déficit de 13 millions d’euros la mairie a dû licencier 60 policiers ces deux dernières années et réduire leurs salaires de 30%. Les autres services de la mairie ont été mis au régime sec, 20% des effectifs ont été licenciés et les fonctionnaires ont dû accepter une baisse salariale de 20%.

Les ravages de la crise économique sont aussi visibles ici à Fredericksburg, dans l’Etat-clé de Virginia. Malgré un taux de chômage à 5,8%, en dessous de la moyenne nationale, la Banque alimentaire de Fredericksburg ne désemplit pas : “Notre activité a globalement augmenté de 31 pourcent” explique l’un de ses responsables.

Même dans les beaux quartiers, comme à Bucks county en Pennsylvannie, des gens, sans souci avant la crise, sont maintenant dans le besoin :
“Une fois que vous avez payé vos factures, vous savez, il ne reste presque que rien pour acheter ce dont vous avez besoin” se plaint cette américaine.

De l’autre coté du comptoir, ce sont les commerçants qui peinent à vendre leurs marchandises. Ici dans cette boutique pour hommes à Georgetown, ce sont les soldes toute l’année. “Si nous avons vendu l’année dernière pour, mettons, 100 dollars, aujourd’hui, pour cent dollars, il faut vendre trois fois plus. Et ça réduit notre marge. Du coup, c’est très dur de tenir…” explique son propriétaire.

L‘économie américaine va mieux, mais pas dans son ensemble. Il faut encore attendre pour que la reprise se confirme pour tout le monde.

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