DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Istanbul : 4 anciens militaires israéliens jugés par contumace


Turquie

Istanbul : 4 anciens militaires israéliens jugés par contumace

“Israël en jugement”, ou encore “Israël-Hitler, quelle différence ?” : une manifestation très hostile à l‘égard de l‘état hébreu s’est tenue ce mardi aux abords du tribunal d’Istanbul, en Turquie.

Quatre anciens soldats israéliens, aujourd’hui à la retraite, sont poursuivis en tant que “commanditaires de meurtres avec brutalité ou actes de cruauté”.

Les 4 hommes sont accusés d’avoir fait un usage disproportionné de la force lors de l’assaut du Mavi Marmara, qui avait tenté, le 31 mai 2010, de rallier Gaza.

“Cette affaire est symbolique. Mais elle devrait montrer que malgré le système international actuel qui régit les Nations Unies, même des Israéliens qui se considèrent eux-mêmes comme au-dessus des lois, pourront être jugés et qu’ils ne peuvent pas agir de façon arbitraire, tempête Zekeriya Yapıcıoğlu, avocat de la famille d’une des victimes.”

Le porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères considère de son côté que cette affaire s’apparente à une mascarade.

“Comment ose-t-on qualifier toute cette affaire de procès quand les prétendus accusés n’ont pas reçu de notification ou été informés d’aucune façon qu’ils allaient faire l’objet de poursuites ou de la nature des accusations ? Une chose est sûre, ce procès est sorti tout droit d’un roman de Kafka, a ironisé Yigal Palmour.”

Un procès qui a surtout valeur de symbole en l’absence des accusés. L‘état hébreu, qui rejette catégoriquement les charges retenues contre ses militaires, s’oppose évidemment à leur extradition.

Bora Bayraktar, correspondant d’euronews à Istanbul :
“Alors même que l’audience suivait son cours, les slogans en tous genres fleurissaient toujours devant le Palais de Justice. Des centaines de manifestants réclamant justice continuaient de scander des slogans contre Israël. Bora Bayraktar, Euronews, İstanbul.”

Prochain article

monde

48 heures de grève générale en Grèce : la rancoeur monte