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Obama, les raisons d'une réélection

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Obama, les raisons d'une réélection

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En 2008, la victoire de Barack Obama était déjà historique. Premier afro-américain à la Maison Blanche, son élection avait suscité un enthousiasme sans précédent dans un pays qui a connu la ségrégation raciale jusque dans les années 1960.

Après les deux mandats de George W. Bush, Barack Obama devenait le nouveau visage de l’Amérique. Celui d’un pays optimiste, décomplexé et métissé.

Le chemin vers la Maison Blanche était loin d‘être tout tracé d’avance pour Barack Hussein Obama.
Fils d’un Kényan noir et d’une Américaine blanche du Kansas, né à Hawaï, élevé plusieurs années en Indonésie, diplômé de Harvard. Un parcours atypique. Une success story que l’Amérique adore.

En campagne pour sa réélection, Obama savait pertinement que l‘économie a toujours été la préoccupation n°1 des Américains. Il a donc su tirer profit d’une baisse récente du chômage, qui est passé à 7,8% en septembre, le taux le plus faible depuis janvier 2009. Une bonne nouvelle qui est tombé à pic, quelques semaines tout juste avant l‘élection.

La mesure-phare du premier mandat d’Obama est sans aucun doute la réforme du système de santé. Une réforme qui vise à assurer une couverture maladie à 32 millions d’Américains qui en sont dépourvus. La Cour Suprême a validé de justesse la nouvelle loi en juin dernier. Encore une fois, le timing a été parfait pour la réélection du candidat démocrate.

En quatre ans, le président ne s’est pas vraiment imposé sur la scène internationale malgré son surprenant prix Nobel de la Paix en 2009. Son fait d’armes reste évidemment l‘élimination d’Oussama Ben Laden en 2011. Obama avait réussi là où Bush avait échoué.

Souriant, à l’aise, omniprésent sur les réseaux sociaux, pro de la mise en scène, le président a su capitaliser – encore une fois- sur son image sympathique, moderne et jeune.

Obama a voté en avance, 12 jours avant la date officielle. Il devenait ainsi le premier président à profiter du scrutin anticipé autorisé dans plusieurs Etats. Un élément sur lequel il a habilement parié pour attirer dans l’isoloir l‘électorat traditionnel des démocrates.