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Syrie : le conflit s'enlise en l'absence de pistes diplomatiques


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Syrie : le conflit s'enlise en l'absence de pistes diplomatiques

Après 20 mois d’un conflit qui a tendance à se radicaliser au fil des jours, les combats et les bombardements se propagent comme une traînée de poudre du nord au sud de la Syrie, et cette guerre civile qui ne dit pas son nom n‘épargne désormais plus la capitale.
 
Jeudi, c’est une mosquée chiite de la banlieue de Damas qui a fait les frais de l’explosion d’une voiture piégée : l’attaque a fait plusieurs morts et de nombreux blessés.
 
Rejetant toute idée d’exil, Bachar al-Assad, dont le mandat s’achève en 2014, a enfoncé le cou, dans un entretien à la télévision russe, âffirmant que toute intervention extérieure aurait des conséquences catastrophiques sur le reste du Proche-Orient.
 
“Le problème n’est pas dans la confrontation entre mon peuple et moi. Les Etats-Unis sont contre moi, l’Ouest est contre moi, d’autres pays arabes, et la Turquie sont contre moi. Mais si le peuple syrien était contre moi, comment pourrais-je être là ?
 
Pour lui, son pays est le “dernier bastion de la laïcité, de la stabilité et de la coexistence dans la région”.
 
“Je ne suis pas une marionnette. Je n’ai pas été fabriqué par l’Occident pour aller en Occident ou dans un autre pays. Je suis syrien donc je veux vivre et mourir en Syrie.”
 
Premières victimes de ce sanglat conflit qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts : les populations civiles.
 
A en croire un récent rapport de l’organisation humanitaire Human Rights Watch, l’armée syrienne n’hésiterait plus à renforcer son utilisation des bombes à fragmentation, fabriquées pour la plupart dans l’ex-Union Soviétique. Leur usage, qui ne fait toujours pas l’objet de convention internationale claire, est très largement censuré.
 
Un arsenal généralement utilisé par le régime pour immobiliser les rebelles sur la route principale qui relie le nord au sud. Mais pas seulement.
 
En face, la rébellion s’organise comme elle le peut. Vu le problème de ravitaillement, les unités engagées dans les lignes de front en sont réduites à confectionner leurs propres armes.
 
N’hésitant pas parfois à en faire usage au mépris de toutes les conventions internationales en vigueur. 
 
 
 
Farouk Atig.

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