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L'affaire Petraeus passe à l'échelle politique


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L'affaire Petraeus passe à l'échelle politique

Avec l’entrée en scène d’un autre des grands noms de l’armée américaine, le scandale Petraeus prend un autre dimension, beaucoup plus politique cette fois.

Tout tourne autour de cette femme Paula Broadwell
40 ans, ancien officier du renseignement, biographe et maîtresse du Général Petraeus, une liaison qui vient de coûter son poste à l’ex-patron de la cia.

L’enquête sur leur relation remonte au début de l‘été. C’est en perquisitionnant à son domicile en Caroline du Nord que les enquêteurs sont arrivés à Kill Kelley et le général Allen. Hier soir, le FBI y a récupéré ordinateurs et documents, sans faire de commentaires.

La liaison du général Petraeus aurait commencé 2 mois après sa prise de fonction à la tête de la cia et aurait duré quatre mois. Vendredi, en démissionnant, il a publiquement exprimé ses remords…

Mais cette démission intervient au moment ou démarrent les auditions devant le Congrès sur l’attaque contre le consulat américain de Benghazi, le 11 septembre, et ou il aurait dû témoigner.

Une affaire embarrassante, qui créé la polémique sur le role de la CIA à ce moment-là.

Paula Broadwell, en rédigeant la biographie du général, a-t-elle obtenu de lui des informations confidentielles et à risque? Fin octobre, elle a tenu des propos ambigus selon lesquels des prisonniers libyens aurait été illégalement détenus au consulat de Benghazi, et que ce fut la raison de l’attentat.
Elle a affirmé aussi que le général Petraeus était au courant.

La CIA a démenti ces affirmations.

Ce qui est sur, l’attentat a eu lieu deux mois tout juste avant l‘élection présidentielle, enjeu capital pour Barack Obama.

Et l’affaire Petraeus est curieusement sortie au lendemain du scrutin. Pourquoi maintenant, claironnent déjà certains Républicains? Quant à la puissante commission du Renseignement du Sénat, compte-tenu des atteintes possibles à la sécurité nationale, elle exige des explications du FBI, pour qui l’affaire ne présentait pas de risque.

Risque électoral, peut-être…

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