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USA : un accord à tout prix pour éviter le mur fiscal

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USA : un accord à tout prix pour éviter le mur fiscal

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Le Capitole se prépare pour l’investiture de Barack Obama le 20 janvier, mais d’ores et déjà, le président reconduit pour quatre ans doit négocier avec le Congrès, ou les majorités sont restées inchangées, son plan de réduction du déficit budgétaire, en hausse de 22% en octobre.

Et le temps presse. Avant la fin 2012, un accord doit être conclu pour éviter le “mur fiscal”, que provoquerait l’entrée en vigueur automatique et de hausses d’impôts pour tous les ménages, et de coupes dans les dépenses, soit un montant de 600 milliards de dollars.

Sans accord politique, l‘économie américaine risque une contraction de 0,5% de son PIB, alors que les prévisions tablent sur 2% de croissance en 2013, et une hausse du chômage à plus de 9%. À l’heure actuelle, il frôle les 8%.

Les négociations buttent sur la réduction d’impôts pour les revenus supérieurs à 250 000 dollars par an, que le président Obama veut supprimer et les républicains veulent garder.

Mardi, de retour au Capitole après sept semaines d’interruption, le chef de la minorité républicaine au Sénat, est resté vague.

“Les deux mois qui viennent, le pays sera face à des défis extraordinairement difficiles. Mais les élections sont derrière nous, et nous sommes prêts à nous mettre au travail” a assuré Mitch McConnell.

Certains Républicains comme Marsha Blackburn sont contre la hausse d’impôts tout court : “Ce dont nous voulons nous assurer, c’est qu’on n’augmentera pas les taxes pour les particuliers. L’histoire a prouvé que si vous améliorez un peu la législation fiscale, si vous en éliminez certaines failles, si vous équilibrez, si vous mettez un peu plus d‘équité, alors vous augmentez les recettes.’”

John Boehner, qui préside la Chambre des Représentants dominée par les Républicains, semble ouvert à un accord, pour le salut du pays.

On saura vendredi si les Républicains sont disposés à trouver un accord avec les Démocrates : ce jour-là, le président Obama s’entretiendra avec les leaders du Congrès à la Maison blanche. S’ils ne parviennent pas à s’entendre, cela risquera de
pousser les Etats-Unis dans la récession, ce qui aura de graves conséquences aussi pour l’Europe.