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Sommet Wise : la scolarisation universelle toujours en débat


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Sommet Wise : la scolarisation universelle toujours en débat

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Alors que les Objectifs du Millénaire pour le développement, (OMD), fixés par l’ONU, tablaient sur la scolarisation primaire de tous les enfants d’ici à 2015,, le Qatar semble vouloir apporter sa pierre à l‘édifice.
A l’occasion de la quatrième édition du sommet WISE, le sommet mondial de l’innovation pour l‘éducation, la première dame du Qatar et présidente de la fondation Wise, Sheikha Moza Bint Nasser, a lancé le projet “educate a child”, dont l’objectif est de favoriser l’accès é ‘écoole primaire de plus de 60 millions d’enfants.

Si l’ambition de Wise est plutôt de valoriser les projets innovants, cette initiative reste la bienvenue pour les agences de l’ONU.

“Malheureusement, on ne pourra pas aboutir aux objectifs du millénaire pour le développement d’ici à 2015. Nous devons donc faire tout ce qui est possible pour scolariser les enfants et je pense que cette initiative “educate a child” est très importante”, estime Irina Bokova, représentant l’Unesco.

Bien sûr, les enfants issus des pays pauvres, où les taux de scolarisation sont les plus faibles, sont au coeur du débat.
Les méthodes, programmes et expériences sont égérnées lors de ce sommet, l’occasion de mesurer les effets produits par les diverses approches et de trouver le moyen de les valorisier.
Mais s‘échiner à populariser un enseignement de qualité va de pair avec un autre enjeu, celui de l’emploi.

“Enseignement et main d’oeuvre” était l’un des thèmes majeurs débattus à l’occasion de cette plateforme, dans un contexte de crise économique où le taux de chômage des jeunes frôle les 50 % dans certains pays d’Europe du sud.

“La politique du BIT (Bureau International du travail) est très claire, on doit trouver des emplois qui stimulent la croissance, car c’est la voie de sortie de la récession, explique Christine Evans-Klock, représentante de cette agence de l’ONU.
On doit aussi s’assurer que les investissements dans la formation sont pertinents par rapport au marché du travail, et que tout le monde, et pas seulement les plus privilégiés, ait accès à un enseignement de qualité.”

Un enseignement de qualité, équivaut-il à un tapis rouge vers l’emploi?
Pas si simple…
Encore faudrait-il corréler l’enseignement ou la formation avec les compétences spécifiques requises dans les secteurs pourvoyeurs d’emploi.

“Le problème c’est qu’il y a tant de personnes sans emploi, qui ont besoin de travailler, et qui ne peuvent pas se payer le luxe d’attendre pour trouver un emploi. Ils doivent pouvoir travailler dans n’importe quel secteur qui recrute, ce qui leur permettra d’améliorer leur niveau de vie. C’est vers cet etat d’esprit que doivent tendre les populations arabes ou les jeunes issus de pays en voie de développement. Tôt ou tard, ils finiront par s’y habituer, car c’est la solution”, analyse Marwan Tarazi, du Centre pour l’education de l’université de Birzeit.

Alors que des spécialistes du secteur de l‘éducation et des étudiants se sont succédés à la tribune, les participants avaient aussi l’occasion de pousuivre la réflexion par le prisme de la photographie.
Le photojournaliste franco-iranien Reza Deghati était invité à exposer ses clichés à Doha :

“Mon projet à long-terme, c’est d’enseigner la paix, d’expliquer qu’un monde sans frontière et sans guerre, c’est possible!”

Un message non-négligeable, de nombreux enfants restent privés d‘éducation en raison des conflits qui sévissent sur leurs territoires.

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