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Benyamin Netanyahou: "Il n’y a aucune équivalence morale entre Israël et les organisations terroristes de la bande de Gaza"


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Benyamin Netanyahou: "Il n’y a aucune équivalence morale entre Israël et les organisations terroristes de la bande de Gaza"

Alors que les troupes israéliennes continuent de se masser à la frontière avec Gaza, signifiant qu’une offensive terrestre est possible à tout moment, Israël dit privilégier une solution diplomatique.

L’argument côté israélien est le même depuis des années, la sécurité du peuple israélien avant tout.

“Il n’y a aucune symétrie, aucune équivalence morale entre Israël et les organisations terroristes de la bande de Gaza. Ces terroristes commettent un double crime de guerre. Ils tirent sur des civils israéliens et ils se cachent derrière les civils palestiniens. En revanche, Israël prend toutes les mesures possibles pour éviter les victimes civiles”, se justifiait ainsi le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, au lendemain du déclenchement de l’offensive.

Pourtant, la situation sur le terrain semble loin de corroborer ce discours. Les images terribles en provenance de Gaza et qui font le tour du monde rapellent l’hiver 2008-2009, l’opération “Plomb durci” et les 1400 victimes palestiniennes.
Au sixième jour de l’offensive, 95 palestiniens ont été tués dont plusieurs femmes et enfants.

En face, même jour, même heure, trois Israéliens ont été tués par des tirs de roquettes.
Ces tirs ont à peine diminué depuis le lancement de l’offensive et peuvent désormais, avec un arsenal renforcé, atteindre Tel Aviv.
Mais le Hamas n’a pas plus intérêt à envenimer les choses qu’Israël à lancer son offensive terrestre.
Dans les deux cas, la situation pourrait dangereusement dégénérer.

Pourtant, au sixième jour de l’offensive, les deux parties ne veulent pas lâcher leurs conditions préalables pour un cessez le feu. Que tous les groupes armés de Gaza cessent leurs tirs côté israélien, mais le Hamas aux prises avec des fortes rivalités interne est il encore en mesure de garantir cela ? Le Hamas qui, lui, de son côté,
réclame la garantie que “l’agression et les assassinats vont s’arrêter”.

Dans cette nouvelle guerre, les enjeux politiques sont multiples. Les élections législatives israéliennes se profilent à l’horizon. De nombreux observateurs voient dans les raids contre la bande de Gaza des visées électorales. Le Hamas, lui, pourraient profiter du chaos pour devenir le mouvement leader des Palestiniens. Et loin des calculs politiques – puisque bien trop occupés à tenter de survivre – il y a toujours et encore les civils palestiniens.

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