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Tournée asiatique pour Barack Obama

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Tournée asiatique pour Barack Obama

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Moins de deux semaines après sa réélection, Barack Obama a entamé dimanche une tournée de trois jours en Asie. Pour le Président américain, ce voyage est l’occasion d’afficher sa volonté de réorienter la stratégie des Etats-Unis vers la région Asie-Pacifique.

La Thaïlande est la Première étape de cette tournée qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie du “pivot” mise en oeuvre notamment pour concurrencer l’influence grandissante de la Chine. La Thaïlande est un partenaire historique des Etats-Unis.

Barack Obama a rencontré la Première ministre thaïlandaise pour discuter notamment de la lutte contre le trafic de stupéfiants et le terrorisme.

Yingluck Shinawatra a aussi annoncé la participation de son pays aux négociations en vue de la mise en place du TPP, le Partenariat Trans-pacifique, un vaste accord commercial.

Alors que le TPP lancé par les Américains a déjà attiré un dizaine de pays des deux rives de l’Ocean Pafique, la Thaïlande ne bénéficie d’aucun accord de libre échange avec les Etats-Unis dont elle est pourtant l’un des grands partenaires commerciaux.

Avec près de 500 millions de consommateurs, les pays du TPP représenteraient 35% du PIB mondial, largement plus que l’Union européenne, actuelle première zone de libre-échange du monde.

De nouveaux marchés s’ouvrent pour les Etats Unis, notamment en Birmanie, la deuxième escale pour Barack Obama dans cette tournée asiatique.

“Dans le secteur privé, je pense que les Etats-Unis se sentent à la traîne derrière les Européens, l’ASEAN, la Chine et ainsi de suite. Il est temps pour les Etats-Unis et notamment pour les entreprises américaines de rattraper leur retard. Je pense que la visite du Président sera utilisée par le secteur privé Américain pour tendre vers son intérêt économique et commercial”, explique l’analyste Thitinan Pongsudhirak, professeur à l’Université Chulalongkorn.

Barack Obama est devenu le premier Président américain en exercice à poser le pied en Birmanie. Le pays affaibli par 50 ans de gestion militaire est avide d’accueillir les investisseurs étrangers, il est donc une cible de choix pour les compagnies américaines.

Pour les Etats-Unis il s’agit aussi de pousser le régime birman à prendre ses distances avec la Corée du nord, un Etat que Washington classe parmi ses ennemis.