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Leurs pommes dans le métro de la Grande Pomme

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Leurs pommes dans le métro de la Grande Pomme

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Ces mamies n’ont pas été Miss New York mais Miss Subways. Entre 1941 et 1976, les utilisateurs du métro de la ville élisaient leurs reines de beauté. Et entre deux pubs, on affichait leurs visages sur les murs.

Pour se présenter au concours, les jeunes femmes devait résider à New York et utiliser le métro. Les heureuses élues voyaient leur visage souriant placardé dans chaque station pendant deux mois

La photographe Fiona Gardner présente en ce moment à New York une exposition qui leur est consacrée. Elle a passé 5 ans à rechercher les Miss Subways à travers les Etats-Unis. Parmi elles Maureen Walsh Rowaldsen.

“C’est une partie de l’histoire de New York qui ne doit pas être oubliée”, raconte l‘élue de 1968. “Pas parce que j’y ai participé mais à cause de ce que cela a représenté. Regardez le temps que ça a duré ! Les gens étaient fiers de leur ville et ce concours était une façon pour eux de le montrer, je pense”.

Jusqu’au début des années 60, les Miss Subway sont mamans au foyer, institutrices, standardistes. Et blanches.

Et puis, petit à petit, les reines du métro deviennent secrétaires, avocates, hôtesses de l’air. Elles sont Noires, asiatiques, hispaniques.
L’Amérique change.

“Cela représentait bien la diversité de New York. Tous les groupes ethniques de la ville sont présents dans le concours Miss Subway. C‘était des filles de tous les jours, qui prennaient le métro”, souligne la photographe Fiona Gardner.

“Je n‘étais pas sûre de moi. Je pensais que ça ne marcherait pas. Mais j’ai tenté le coup, j’ai envoyé ma photo et ça changé le cours de ma vie”, raconte Ellen Hart Sturm, couronnée en 1959 à l‘âge de 17 ans.

Pour le prix d’un ticket de métro, découvrez un pan méconnu de l’histoire de New York au musée des Transports. C’est jusqu’au 25 mars.