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Négociation budgétaire européenne : Vers un veto britannique ?


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Négociation budgétaire européenne : Vers un veto britannique ?

C’est l’homme clé du sommet consacré au budget de l’Union. David Cameron pourrait opposer son veto si ses demandes n‘étaient pas satisfaites lors de la réunion. Le “Brixit”, une contraction pour British exit, comprenez la sortie du pays de l’UE, n’est du coup plus un tabou.

L’eurodéputé français, Alain Lamassoure, Président de la Commission Budget au Parlement européen revient sur les relations tendues entre l’UE et Londres : “Nous savons que nos partenaires britanniques depuis 1973 ont toujours été des partenaires difficiles dans l’UE, mais nous nous sommes habitués à travailler avec eux. Mais nous nous trouvons désormais, depuis quelques semaines, dans une situation politique nouvelle au Royaume-Uni en ce qui concerne l’Europe.”

Il y a quelques semaines l’opposition britannique a demandé à David Cameron d’obtenir des coupes importantes dans le budget de l’UE et non un simple gel des dépenses. Tout accord obtenu lors du sommet européen devra ensuite être validé par les députés britanniques, et notamment par Roger Helmer. Ce député a décidé de quitter les conservateurs en mars dernier pour rejoindre le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, parti en forte hausse dans les sondages. “David Cameron ne parviendra pas à un accord sur une réduction du budget, explique-t-il. Il ne parviendra même pas à obtenir un gel de ce budget. Donc je ne pense pas qu’il y ait d’autres options que le veto. S’il rentre au Royaume-Uni en disant qu’au final il a dû accepter une augmentation du budget, mais seulement de 2 ou 3 %, il va se faire incendier à la Chambre des Communes.”

Notre correspondant à Bruxelles conclut que “David Cameron arrivera donc à Bruxelles avec les mains liées. S’il utilise son droit de veto, il va se mettre à dos ses partenaires européens. S’il n’obtient pas de coupes, il sera critiqué par son propre parti. Mais il y a un danger supplémentaire. Il pourrait être contraint de démissionner à la suite de ce psychodrame européen, comme deux de ses prédécesseurs conservateurs, Margaret Thatcher et John Major.”

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