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Egypte: la fracture


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Egypte: la fracture

L’Egypte s’enfonce un peu plus dans la crise politique. Le Printemps arabe avait apporté espoir et renouveau, le projet de Constitution adopté au pas de charge et les pouvoirs élargis que s’est octroyé le président inquiètent l’opposition égyptienne et une partie de la population.

Le chef de l’Etat a beau répèter que ces mesures sont nécessaires pour débarrasser le pays des restes de l‘ère Moubarak et assurer qu’elles cesseront dès que la nouvelle Constitution sera votée, la confiance est écornée: “La déclaration constitutionnelle qu’il a annoncée était une déclaration sans avenir dés sa naissance parce qu’elle limite les libertés de tous les citoyens égyptiens explique un Egyptien. La révolution est venue pour renforcer les libertés. Si tu les reduis, c’est donc un retour en arrière.”

“L’annulation de la déclaration constitutionnelle est notre principale revendication souligne une manifestante. Deuxième revendication: non à la gouvernance du chef des Frères Musulmans. Troisièmement: non à l’hégémonie des Frères Musulmans”.

“A présent, ils nous ont mis entre deux choix: le pire et le moins pire souligne cet autre Egyptien, soit nous acceptons la déclaration constitutionnelle, soit nous votons pour la constitution élaboree par leurs soins.”

De nouvelles manifestations sont prévues ce samedi au Caire. Un face à face entre pro et anti-Morsi. “Sur la place Tahrir, l’heure est à la tension et au soulèvement explique notre correspondant au Caire Mohammed Shaikhibrahim. Il existe une fracture importante entre deux programmes différents, les Frères musulmans d’un côté, et les mouvements politiques égyptiens de l’autre, mais la décision finale est entre les mains de la rue.”

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